"Love" : Fleur Pellerin s'oppose à l'interdiction aux moins de 18 ans

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Cinéma La ministre de la Culture, Fleur Pellerin
La ministre de la Culture, Fleur Pellerin

La ministre de la Culture Fleur Pellerin a saisi la Cour de cassation dans l'objectif que le film "Love" de Gaspar Noé soit débarrassé de son interdiction aux moins de 18 ans.

Depuis plusieurs semaines, le film Love de Gaspar Noé semble faire davantage parler de lui pour des décisions prononcées à son encontre que pour son contenu intrinsèque. Même s'il est vrai que l'on peut observer un lien entre ces éléments. Rappel des faits.

En mai dernier, Love était présenté hors compétition au Festival de Cannes, et son réalisateur d'estimer alors que son long-métrage allait être déconseillé au moins de 16 ans. Pourtant, et alors que la décision de la commission de classification des œuvres cinématographiques du CNC semblait aller dans ce sens, la ministre de la Culture Fleur Pellerin avait demandé en juin un nouveau passage du film en commission.

Fleur Pellerin saisit la Cour de cassation pour élargir le public de "Love"

Suite à cela, la CNC avait confirmé sa décision de n'interdire Love qu'aux moins de 16 ans, et on pensait que cette affaire venait de connaître son dénouement. C'était sans compter l'action de l'association Promouvoir, à la proximité plus ou moins affirmée avec l'extrême droite d'après ce que nous rapportent Les Échos. Promouvoir a ainsi saisi le tribunal administratif de Paris qui a ensuite jugé qu'en raison de la présence, dans le film de Gaspar Noé, de scènes de sexe explicites, l'interdiction concernait désormais les mineurs de moins de 18 ans.

Une simple réponse à l'extrême-droite ?

Coup de théâtre, on apprend jeudi via son cabinet que Fleur Pellerin a de son côté saisi la Cour de cassation pour faire appel de cette nouvelle décision. Une démarche surprenante étant donné que le retour en commission de Love avait été commandé par cette même ministre de la Culture. On peut aussi se demander si cette initiative n'a pas pour but caché de s'en prendre indirectement à l'extrême-droite, que Mme Pellerin avait d'ailleurs vivement critiquée il y a quelques jours sur le réseau Twitter.

Crédits photos : © Lionel Guericolas (Visual Press Agency) pour Public Sénat

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