Lot-et-Garonne : un et deux ans de prison pour le vol d'une tonne de saucisson

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Société Du chorizo, un saucisson d'origine espagnole
Du chorizo, un saucisson d'origine espagnole

Soupçonnés d'avoir dérobé une tonne de saucisson, deux jeunes hommes viennent d'être condamnés par le tribunal correctionnel d'Agen à un et deux ans de prison.

Les fait remontent à la nuit du vendredi 18 au 9 février 2016, où deux jeunes hommes âgés de 24 et 26 ans auraient ainsi dérobé une tonne de saucisson à la charcuterie Destang, située dans la commune de Gontaud-de-Nogaret (Lot-et-Garonne). Avant que le duo ne mette supposément le feu au camion frigorifique qui transportait les denrées pour "supprimer les empreintes".

C'est toutefois cette action, censée à la base permettre aux cambrioleurs présumés de ne pas être retrouvés par les autorités, qui aura permis à ces dernières de les identifier. Nos confrères de Sud Ouest, qui rapportent l'information, ajoutent en effet que lorsqu'il s'est rendu aux urgences de l'hôpital de Marmande, le plus jeune du duo présentait des brûlures aux mains et au visage. Suite à son identification, il a été arrêté jeudi et le plus âgé connaîtra le même sort le lendemain.

Vol de saucisson dans le Lot-et-Garonne : les prévenus avouent en partie

Lundi, ces deux personnes étaient jugées en comparution immédiate devant le tribunal correctionnel d'Agen. Et alors que la présidente du tribunal a parcouru une liste conséquente de victuailles dérobées ("200 kilos de pâté, 200 kilos de coppa, 600 kilos de saucisson, 12 kilos de chorizo, 80 boîtes de pâté de lapin, 180 kilos de jambon blanc, 10 kilos de salade de museau de porc…"), les prévenus n'ont reconnu que le vol de deux dizaines de kilos de saucisson.

Des accusés connus de la justice

Les deux jeunes hommes, que le ministère public a présenté comme des individus "connus de la justice", ont ajouté avoir agi pour "manger". Le ministère public a d'ailleurs considéré que les justifications apportées par les prévenus étaient des "déclarations affligeantes". La vice-procureur et le ministère public avaient chacun requis trois ans de prison dont un assorti de sursis avec mise à l'épreuve et obligation de travailler et d'indemniser la victime. Le verdict délivré par le tribunal a finalement condamné le prévenu de 24 ans à un an d'emprisonnement et son complice à deux ans. Tous deux ont été maintenus en détention. Enfin, au titre d'une provision sur son préjudice, la charcuterie s'est vu accorder la somme de 50.000 euros.

Crédits photos : Jiri Hera / Shutterstock.com

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