Loi Travail : Le siège de la CFDT vandalisé par des casseurs

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France Sur les vitres du siège de la CFDT, une inscription en lettres rouges : "C'est fini de trahir", à Belleville, dans l'est parisien, le 23 juin 2016
Sur les vitres du siège de la CFDT, une inscription en lettres rouges : "C'est fini de trahir", à Belleville, dans l'est parisien, le 23 juin 2016

En marge de la journée de mobilisation contre la Loi travail du 23 juin, un groupe de casseurs s'en est pris au siège de la CFDT.

Ce nouveau jeudi de mobilisation contre la Loi Travail était à deux doigts de se passer dans le calme, mais une nouvelle fois, un petit groupe de casseurs en a décidé autrement. Après avoir créé la polémique en dégradant l’hôpital Necker, c’est cette fois le siège de la CFDT qui a été vandalisé.

Les casseurs s’attaquent au siège de la CFDT

Selon les informations donnée par RMC, c’est alors que la journée de mobilisation de ce jeudi 23 juin se dispersait qu’un groupe de casseurs décident de se séparer du mouvement pour rejoindre le 4 boulevard de la Villette dans le 19e arrondissement de Paris.

Si l’adresse ne vous parle pas, il s’agit du siège parisien du syndicat CFDT qui, rappelons-le, ne participe pas à la mobilisation contre la loi travail. Une fois sur place, le groupe de casseur attaque le bâtiment à coup de pavé et de barre de fer, dégradant les baies vitrées qui bordent la rue. Pour parachever leur œuvre, un tag « C’est fini de trahir » est tracé sur l’une des vitres du bâtiment.

9 personnes interpellées

Le groupe d’une centaine de personnes selon la Police commettra d’autres dégradations mineures dans le quartier avant d’être dispersé par les forces de l’ordre. 9 personnes seront interpellées selon une source policière.

Laurent Berger, le patron de la Confédération, s’est rapidement rendu sur place et s’est exprimé sur son compte Twitter. « Nos locaux à Paris viennent d’être saccagés par des individus cagoulés. Cette attaque violente est un coup direct porté à la démocratie », a-t-il indiqué avant d’ajouter « Stop à l’indignation sélective, ces agressions doivent être condamnées ! Certains prônent la violence, la CFDT défendra toujours le débat ! »

Crédits photos : © AFP Francesco FONTEMAGGI

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