Loi travail : La grève des éboueurs s’étend à tout le territoire

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France Des poubelles qui débordent dans une rue à Paris, le 8 octobre 2015
Des poubelles qui débordent dans une rue à Paris, le 8 octobre 2015

Alors que le site de traitement des déchets de la TIRU Ivry/Paris 13 entame son dixième jour de blocage, d’autres centres de traitement rejoignent le mouvement sur tout le territoire.

Au tour des éboueurs de durcir le mouvement contre la Loi Travail. Après avoir entamé leur mouvement de grève en bloquant le centre de traitement d’Ivry-sur-Seine fin mai, la contestation s’étend à de nouveaux centres.

La grève des éboueurs prend de l’ampleur à Paris...

Après 10 jours de blocage à Ivry/Paris 13, c’est au tour des centres de Romainville et Saint-Ouen (Seine-Saint-Denis) d’entrer en grève. Aussi, les quatre plus importants garages de camions-bennes de la Ville de Paris (à Ivry Bruneseau, Ivry Victor Hugo, Romainville, Saint-Ouen) étaient également bloqués par des chauffeurs grévistes selon la CGT services publics. La municipalité a fait appel aux forces de l’ordre pour débloquer les garages, mais les conducteurs ont immédiatement revoté la grève à 90%.

Conséquence inévitable, les ordures ménagères s’entassent dans de nombreux secteurs de la région parisienne. Ainsi, la collecte des ordures ménagères est perturbée depuis plusieurs jours dans les 2e, 5e, 6e, 8e, 9e, 12e, 14e, 16e, 17e, et 20e arrondissements de Paris et le retard pris dans le traitement mettra du temps à se résorber.

... et en province

Le conflit débuté à Paris s’est étendu à d’autres villes de l’Hexagone. Ainsi, l’incinérateur de Fos-sur-Mer (Bouches-du-Rhône), traitant les ordures de l’agglomération marseillaise est également bloqué ce mercredi. Les militants contre la Loi Travail empêchent là aussi les camions de vider leurs bennes.

D’autres actions sont actuellement en cours à Saint-Etienne et en Ariège où deux sites du Smectom sont également bloqués. La CGT services publics appelle à durcir le mouvement dans un communiqué qui explique que « Par son obstination, le gouvernement porte l’entière responsabilité de la poursuite du conflit et de ses conséquences pour la population, qui demeure très majoritairement hostile au projet de loi Travail ».

Crédits photos : © AFP ERIC FEFERBERG

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