Loi sur le renseignement : quand les "espions" exposent leur point de vue

Par , publié le
Société
Le projet de loi sur le renseignement, débattu à l'Assemblée, est contesté par ses opposants sur quatre points principaux

Plusieurs responsables de services tels la DGSE et la DPSD ont chacun expliqué à l'Assemblée nationale le pourquoi de leur soutien à la Loi sur le renseignement.

Que ce soit du côté de la Direction Générale de la Sécurité extérieure (DGSE), de la Direction de la Protection et de la Sécurité de la Défense (DPSD) ou encore de celui de la Direction du Renseignement Militaire (DRM), il ne semble pas être question de faire marche arrière quant au soutien à apporter à la Loi sur le renseignement.

Les responsables de services tels ceux cités ci-dessus se sont exprimés sur le sujet devant les députés de la commission de la défense de l'Assemblée nationale. Et leurs propos, rapportés par La Tribune.fr, se veulent effectivement particulièrement favorables au projet, arguments à l'appui.

DGSE, DPSD : pourquoi la Loi sur le renseignement doit être votée

Le coordonnateur national du renseignement Alain Zabulon a ainsi indiqué que "la France est l'une des dernières démocraties occidentales à ne pas disposer d'un cadre légal cohérent et complet régissant l'action des services de renseignement". L'autre raison d'exister de cette loi, selon lui, découle d'une prise de conscience de ses pairs "après les révélations Snowden sur les activités de la NSA", ayant conduit à une volonté de "montrer que la politique du renseignement telle qu'elle est conçue par le gouvernement de notre pays ne relève pas de la même philosophie que celle qui prévaut aux États-Unis".

Un dossier "bouclé" cet été ?

Pour Bernard Bajolet de la DGSE, "ce projet de loi est un texte très important puisque c'est le premier texte de portée générale encadrant l'activité des services de renseignement depuis la Seconde Guerre mondiale". Le général Jean-François Hogard de la DPSD espère quant à lui "sincèrement que, par les garanties qu'il instituera, il protège les libertés fondamentales et lève les suspicions qui pèsent parfois sur les services". Enfin, le général Christophe Gomart de la DRM a tenu à livrer trois observations relatives au projet de loi : "Premièrement, ce projet colle aux réalités présentes et futures de nos services de renseignement quant à leurs moyens et à leurs missions; deuxièmement, il donne un cadre clair et applicable à tous les services de renseignement; troisièmement, je pense que cette loi protégera bien nos citoyens." Actuellement examiné au Sénat, le dossier pourrait être "bouclé" cet été.

Crédits photos : © GETTY IMAGES/AFP/Archives Justin Sullivan

Partager cet article

Pour en savoir plus