Loi santé : les médecins à nouveau en grève ce vendredi 13

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France Cabinet médical fermé en raison d'une grève le 29 décembre 2014 à Lille
Cabinet médical fermé en raison d'une grève le 29 décembre 2014 à Lille

Une nouvelle journée de grève est prévue pour le vendredi 13 novembre de la part des médecins afin de protester contre le projet de la Loi Santé.

Après quelques semaines de calme, les médecins sont prêts à remonter au front contre la Loi Santé de Marisol Touraine. Les principaux syndicats appellent à reprendre le mouvement de grève alors que le projet de loi va passer en deuxième lecture devant l’Assemblée nationale lundi prochain.

Généralistes, chirurgiens et spécialistes vont donc de nouveau se mettre en grève ce vendredi à l’appel du SCMF, de MG France, de FMF, du SML et de Bloc.

Journée morte contre le projet de Loi Santé

Le mouvement risque encore une fois d’être de grande ampleur. De nombreux cabinets médicaux fermeront leurs portes et les chirurgiens des établissements privés annuleront de nombreuses opérations. Les services d’urgences des établissements privés redirigeront de nombreux malades vers l’hôpital public.

Selon Lamine Gharbi, président de la fédération de l’hospitalisation privée (FHP), « Il y aura des blocages sérieux dans certaines villes où les médecins sont  extrêmement motivés ». Grenoble, Toulouse ou encore Lyon devraient être trois villes particulièrement impactées par le mouvement de protestation des médecins.

La généralisation du tiers payant toujours dans le viseur des médecins

Les syndicats les plus radicaux se disent prêts à prolonger le mouvement à plus d’une journée afin de montrer au grand public ce qui l'attend en cas d’application de la loi.

Rappelons que les médecins montent au créneau contre la généralisation du tiers payant à tous d’ici à l’année 2017. Dans les faits, les malades n’auront plus à avancer les frais d’une consultation, les médecins étant remboursés directement par l’assurance maladie et les mutuelles. C’est ce qui inquiète les praticiens qui craignent de nombreux retards dans le traitement des dossiers.

Crédits photos : © AFP/Archives Philippe Huguen

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