Le logeur Jawad écrit dans une lettre à un juge d'instruction qu'il ne commettra plus rien d'illégal

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Société
Jawad Bendaoud, logeur de terroristes

Jawad, l'homme suspecté d'avoir logé plusieurs responsables des attentats du 13 novembre, a adressé une lettre à un juge d'instruction dans laquelle il plaide de nouveau son innocence et affirme qu'il ne commettra jamais plus rien d'illégal.

Soupçonné d'avoir logé des membres du commando des attentats du 13 novembre, alors qu'il aura prétendu qu'il ne connaissait pas la réelle identité de ces personnes avant de leur donner un toit, Jawad B. occupe aux dernières nouvelles une cellule dans le quartier d’isolement de la prison de Villepinte (Seine-Saint-Denis)

À plusieurs reprises, ce "petit caïd" avait clamé son innocence aux juges en charge de son dossier. Il y a près d'un an, il affirmait dans une missive n'avoir "rien à voir avec Daesh, ni de loin ni de près", et d'avoir exprimé son regret d'avoir été filmé alors qu'il s'exprimait auprès de la police : "Mon nom de famille a été sali, je fais l’objet de parodie, de blague."

Attentats du 13 novembre : une nouvelle lettre de Jawad

Le 1er octobre dernier, Jawad a adressé une nouvelle lettre à un juge d'instruction, un document que TF1 rapporte aujourd'hui partiellement et sans correction. Le logeur commence par dire  "péter un plomb", et d'estimer que le but du magistrat est possiblement de le rendre fou : "Vous êtes juge d’instruction, on aurait dis vous êtes scénariste […] vous attendez quoi je pète une durite".

Plus loin, le logeur apparaît conscient que tout mauvais geste de sa part sera tourné en dérision dans l'opinion publique : "Vous cherchez quoi au juste qu’a force de craquer je comette l’irréparable je suis quelqu’un de violent depuis tout jeune […] si je commet un acte violent on va dire c’est un terroriste Jawad mais mort de rire".

"La poisse me colle à la peau"

Et tout en se désolant d'avoir "tout perdu" alors qu'il avait selon lui "tout pour réussir", Jawad fait une promesse au juge dont on peut douter qu'elle sera suffisante pour lui redonner la liberté : "Plus jamais de ma vie je referais quoi que ce soit d’illégal quitte à manger des conserves au Resto du Cœur, la poisse me colle à la peau".

Crédits photos : Capture BFM TV

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