Lisieux : une lycéenne se serait tuée à cause de la diffusion de photos intimes

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Faits Divers Photo d'illustration. Un smartphone.
Photo d'illustration. Un smartphone.

Jeudi matin à Lisieux, une lycéenne de 15 ans s'est jetée de son propre chef sous un train. Son suicide s'expliquerait par la diffusion non consentie de plusieurs photos intimes.

Le drame a eu lieu jeudi matin sur la ligne reliant Deauville-Trouville à Lisieux (Calvados). Aux alentours de 8h30, une lycéenne âgée de 15 ans s'est volontairement jetée sous les rails d'un train. Le TER, qui arrivait de Deauville, n'a pas été en mesure de s'arrêter pour éviter la jeune femme alors au milieu des voies.

Suite à la tragédie, les forces de l'ordre ont commencé à recueillir les témoignages de nombreux proches de la défunte, ainsi que la parole d'une quinzaine d'élèves et des personnels du lycée (proviseur, proviseur adjoint, conseiller d'éducation et infirmière) où l'adolescente était vraisemblablement scolarisée. Avec l'apparent but de parvenir à déterminer les circonstances du geste de la jeune fille.

Suicide d'une lycéenne à Lisieux : des photos partagées par smartphones

D'après le commandant Dominique Garcia cité par nos confrères de Ouest-France, ces raisons pourraient bien être déjà connues : "On a de quoi expliquer son geste par une diffusion d’images à caractère personnel voire intime de la victime, par téléphones portables". La lycéenne n'aurait ainsi pas supporté que des photos prises dans un cadre privé aient transité sans son consentement de smartphone en smartphone. Il est à préciser que les clichés en question n'ont pas été publiés sur les réseaux sociaux.

Une minute de silence observée vendredi

Les policiers vont devoir s'attacher à établir le ou les responsables de cette diffusion non désirée, et également si la lycéenne, "équilibrée et bonne élève en seconde européenne" à en croire France Bleu Normandie, a été ciblée par un chantage relatif à ces photos. Vendredi, une minute de silence a été observée au sein de l'établissement de la jeune fille. Près de 400 élèves étaient alors présents. Selon le proviseur Bruno Girouard, la cellule d'aide psychologique ouverte au sein du lycée pourrait être maintenue lundi, notamment pour "les élèves les plus proches" de la jeune fille apparaissant ainsi "très affectés" par sa disparition.

Crédits photos : Shutterstock.com

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