L'Irlande abandonne doucement les pièces de 1 et 2 cents d'euro

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Économie Illustration. De la petite monnaie en euro.
Illustration. De la petite monnaie en euro.

Elles encombrent bien souvent nos porte-monnaie, ces petites pièces de 1 et 2 centimes d'euro. L'Irlande est en train de les écarter lentement mais sûrement de la circulation.

Dès le 28 octobre, les commerçants irlandais sont autorisés à arrondit leur prix aux 5 centimes d'euro les plus proches, qu'ils soient inférieurs ou supérieurs. Après la Belgique, la Finlande, la Hongrie ou les Pays-Bas, c'est un nouveau pays qui dit "au revoir" à ces pièces encombrantes et chères à produire.

Une telle mesure serait-elle applicable en France ?

1 centime d'euro : un coût de production supérieur à la valeur faciale

Certes, la mesure irlandaise est d'abord axée sur la base du volontariat, et n'a donc pas de caractère obligatoire : c'est dans un premier temps la somme totale d'une transaction qui pourra être ainsi arrondie, pas les articles au détail. De plus, seuls les paiements en espèces sonnantes et trébuchantes sont ici concernés. Mais la volonté de supprimer ces deux pièces est sans conteste bien engagée. La mesure a été engagée après une expérience menée à Wexford, au Sud de l'île, à l'issue de laquelle tous les commerçants et une très large proportion d'habitants l'ont approuvée.

Car c'est un fait, et le Plan de paiement national a fait le calcul, 1 centime d'euro coûte en Irlande 1,65 centime à la production. Pour frapper une pièce de 2 centimes, il en coûte 1,94 centime.

Et en France ?

En 2004, rappelle L'Express, la Banque de France s'était montrée hostile à une telle suppression de la "mitraille", estimant qu'elle "aurait un très mauvais impact psychologique, alors que les consommateurs ont déjà l'impression que les prix des produits de première nécessité ont dérapé à cause du passage à l'euro". L'argument n'est pas sans fondement, mais il en est un autre à mettre dans la balance, celui du coût de production de la menue monnaie en France.

En effet, celui-ci est moins onéreux dans notre pays. La Monnaie de Paris a indiqué à Capital.fr, "le coût de revient est très légèrement supérieur à la valeur faciale pour une pièce de 1 centime d'euros, à 1,2 centime, mais est largement inférieur pour les pièces de 2 centimes, à 1,3 centime". le magazine ajoute que frapper ces pièces n'est pas déficitaire, étant donnés les volumes produits.

Crédits photos : Shutterstock.com

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