Libye : les nations arabes appelées en renfort contre l'EI

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International Conseil des ministres à Tripoli le 21 novembre 2013
Conseil des ministres à Tripoli le 21 novembre 2013

Samedi, le gouvernement de Libye reconnu par la communauté internationale a demandé le renfort aérien des nations arabes dans la lutte contre l'État islamique.

La Libye ne se sent plus à mener seule le combat l'opposant à l'État islamique (EI). Ainsi, dans un communiqué diffusé samedi, "le gouvernement temporaire de Libye exhorte les États frères arabes à mener des frappes aériennes contre les positions du groupe terroriste Daech à Syrte".

Le timing n'est pas anodin. On a en effet appris il y a peu que les combattants de l'EI ont récemment décapité et crucifié des opposants qu'ils avaient précédemment fait prisonniers, à Syrte. Dans le même temps, l'agence LANA nous informait de 22 exécutions menées par le groupe terroriste sur d'autres combattants, lesquels étaient soignés à l'hôpital pour des blessures. L'EI aurait agi en incendiant l'établissement.

EI : la Libye demande des frappes aériennes à ses "frères arabes"

Depuis juin, l'EI semble contrôler la ville de Syrte après avoir tiré profit du chaos régnant dans la région. La récente opposition d'un groupe salafiste et d'habitants armés s'est d'ailleurs achevée par la victoire des combattants de l'EI. Selon les témoignages d'habitants rapportés par l'ats, ces affrontements auraient fait des dizaines de morts.

Syrte : une ville déchirée entre deux gouvernements

Rappelons que la situation incertaine de Syrte résulte de la mise en place de deux gouvernements ne parvenant pas à s'entendre. Le premier, s'il a été approuvé par la communauté internationale, a toutefois été contraint de exiler dans l'est de la Libye. Quant au second, qui n'a manifestement pas été reconnu à l'étranger, il réside au sein de la capitale Tripoli. Ces gouvernements ont pourtant agi dans le même sens, ces derniers jours, en procédant à des frappes aériennes sur la ville de Syrte. Il n'est cependant pas certain que ces attaques puissent se révéler payantes en raison des moyens réduits affichés de part et d'autre.

Crédits photos : © AFP/Archives Mahmud Turkia

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