L'hyperactivité est observable dans le cerveau des patients

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Santé
Illustration. Les connections dans le cerveau humain.

Des scientifiques sont parvenus à mettre en évidence des différences de volume entre les cerveaux de patients atteints de trouble du déficit de l’attention et ceux qui ne le sont pas.

L’hyperactivité, ou trouble du déficit de l’attention (TDA), se manifeste par l’inattention et des accès d’impulsivité et/ou d’hyperactivité qui peuvent engendrer des problèmes scolaires chez les enfants. Une pathologie courante, mais qui souffre encore aujourd’hui d’un surdiagnostic entraînant souvent la mise en place de traitements parfois lourds sur des patients qui n’en ont pas forcement besoin.

D’où l’urgence de développer une méthode qui permettrait de poser un diagnostic plus précis sur cette maladie. Grâce à la plus importante étude menée à ce jour sur le sujet en utilisant l’imagerie médicale, des chercheurs de l’université de Radboud à Nimègue aux Pays-Bas sont parvenus à mettre en évidence des différences structurelles chez les patients atteints de TDAH.

Des cerveaux différents

Pour les besoins de cette étude dont les résultats sont parus dans la revue scientifique The Lancet Psychiatry, les chercheurs ont comparé les cerveaux de 1713 personnes atteintes du syndrome TDAH à celui de 1529 personnes « saines ».

Grâce à des IRM, les chercheurs sont parvenus à identifier que le cerveau des patients atteints d’hyperactivité était moins volumineux que chez les personnes qui n’avaient pas le syndrome. C’est également le cas pour cinq régions cérébrales situées sous le cortex.

La Ritaline ne modifie pas la structure du cerveau

Cette différence est minime, mais elle existe et surtout, elle est plus marquée chez les enfants que chez les adultes. Les scientifiques ont également remarqué que la prise de psychostimulants, comme la Ritaline, n’a pas modifié le volume cérébral chez les patients atteints de TDAG.

Grâce à ces travaux, les chercheurs espèrent pouvoir améliorer le diagnostic de ce trouble cérébral et ainsi, limiter le nombre de prises en charge inutiles.

Crédits photos : Alex Mit/Shutterstock

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