Le site de l'armée américaine piraté par l'armée électronique syrienne

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International Capture d'ecran pendant le piratage du site de l'armée américaine
Capture d'ecran pendant le piratage du site de l'armée américaine

Le site army.mil, spécialisé dans les informations autour de l'armée américaine a été piraté pendant 1h30 par l'armée électronique syrienne qui a revendiqué l'attaque.

Quelques jours après l’annonce du piratage de 4 millions de comptes d’employés fédéraux, les autorités américaines essuient un nouveau revers en matière de cybercriminalité. Lundi soir, le site de l'armée américaine army.mil a été contraint à la fermeture après un piratage attribué à l’Armée électronique syrienne.

Des messages propagandistes sur l’armée syrienne et les actes de Bachar Al-Assad, ont été publiés sur le site américain. "Après avoir découvert les faits, l'armée a pris les mesures préventives appropriées pour s'assurer qu'aucune donnée ne puisse être piratée en fermant provisoirement le site", indique le général Malcolm Frost, responsables des affaires publiques de l'armée. Quelques heures après ce communiqué, le site a été rouvert.

Un piratage qui dure 1h30

Le piratage du site a duré près d’une heure et demie. Suffisamment longtemps pour que l’armée électronique syrienne puisse diffuser des messages ayant pour but de dénoncer le gouvernement américain. "Vos chefs admettent qu'ils entraînent les gens qu'ils vous envoient combattre au prix de votre vie", peut-on lire notamment.

Ce n’est pas la première fois que l’Armée électronique syrienne se distingue. Ce groupe de pirates informatiques avait auparavant utilisé les mêmes méthodes à l’encontre de sites de presse comme celui du Washington Post, du New York Times, ou encore Le Monde. A travers son compte Twitter, l’Armée électronique syrienne s’est félicitée de cette nouvelle intrusion dans un site américain.

L’administration Obama ouvre un nouveau cabinet anti-cybercriminalité

Du côté des Etats-Unis, cette nouvelle cyber-attaque donne un peu plus de poids au nouveau projet de l’administration Obama qui a ouvert un nouveau cabinet destiné à lutter la cybercriminalité. Intitulée CIITC, le budget alloué à cette agence est de 35 millions de dollars et comptera une cinquantaine d’employés.

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