Grand stade de rugby : avis défavorable de la Cour des comptes

Par , publié le
Rugby Photo d'illustration. Un ballon de rugby.
Photo d'illustration. Un ballon de rugby.

La Cour des comptes estime que le projet de la Fédération française de rugby, qui rêve d'un stade qu'elle possèderait, présente un risque budgétaire pour l'Etat.

C'est à Ris-Orangis (Essonne) que la Fédération française de rugby (FFR) rêve de voir son projet de Grand stade aboutir à l'horizon 2021. Seulement, la Cour des comptes a émis ce jour un avis défavorable, arguant que ce projet, initialement prévu pour 2017, représente un "risque pour les finances" du département.

Grand stade : la FFR devra rechercher "des alternatives"

D'une part, le département de l'Essonne aurait à débourser 450 millions d'euros pour le montage financier. De plus, la Cour des comptes pointe une possible "dégradation du soutien" au rugby par la FFR. Et qui de la concurrence que cette enceinte de 82.000 places ferait subir au Stade de France, dont est propriétaire l'Etat ? Avec l'érection de cette autre place forte dédiée au sport, tous les matchs de rugby se verraient de fait déplacés de la Seine-Saint-Denis vers l'Essonne.

L'institution a même calculé qu'en raison du contrat de concession, l'Etat aurait à verser des indemnités de quelque 23 millions d'euros au concessionnaire, et ce chaque année. Pour résumer l'affaire, "la vigueur de la concurrence qui résulterait du doublement de l’offre d’accueil en Ile-de-France n’est pas contestable".

Le gouvernement n'envisage pas de remise en question

Que demandent les Sages ? Une "actualisation et une clarification" du projet. Ce que Thierry Kramer, ministre en charge des Sports, tient à apporter en indiquant qu'il "conviendra que ce plan d’affaires soit solidement étayé et offre un rendement suffisamment élevé pour sécuriser sur le long terme l’amortissement et l’investissement". Cependant, il précise que "le projet de stade de la FFR est porté par elle en tant qu’entité privée", et par conséquent il n'est pas envisagé de remise en cause de celui-ci.

Crédits photos : Shutterstock.com

Partager cet article

Pour en savoir plus