Le Mont Saint-Michel n’accepte plus les voitures à partir de samedi

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Culture Le Mont Saint-Michel n'accepte plus les voitures à partir de samedi

Le Mont Saint-Michel ne sera plus accessible directement en voiture, il faudra marcher et prendre une navette. Une mesure qui pourrait faire peur aux touristes.

Pour préserver le Mont Saint-Michel qui est classé au patrimoine mondial de l’Unesco et est donc considéré comme un monument historique, il fallait empêcher les nombreuses voitures de venir contaminer le site. En effet, ce sont 2 à 3 millions de personnes qui vont visiter le rocher chaque année, ce qui représente environ 4 000 véhicules qui stationnent au pied du Mont Saint-Michel lors de la haute saison. Mais le projet Veolia Transdev (du nom de la navette et de l’entreprise) pour empêcher les voitures de stationner est fortement critiqué et risque de faire baisser le chiffre d’affaires.

Tout d’abord, il faudra se garer à 3km du Mont Saint-Michel, dans un parking payant qui passera d’ailleurs de 6 euros à 8,50 euros. Ensuite, pour prendre la navette, les touristes devront effectuer 900 mètres à pied. Il n’y a que six navettes Veolia Transdev disponibles, conçues pour transporter 66 personnes (alors qu’il avait été prévu 95 places au départ). D’après l’entreprise en charge de la mise en place des navettes, il sera possible de transporter 5 200 visiteurs par heure dans les deux sens. Pour le président de l’office de tourisme du Mont Saint-Michel, ce n’est pas suffisant et il risque d’y avoir des longues heures d’attentes lors des moments d’affluence.

Autre problème, les fameuses maringotes à chevaux, très appréciées des touristes et qui ne sont qu’à 6,50 euros l’aller-retour ne sont toujours pas disponible. Prévues en principe pour l’été, elles seraient en mesure de transporter 15 % à 20 % des touristes… si on parvient à les remettre en place. D’autant plus que les problèmes de logistique s’accumulent.

Quoi qu’il en soit, le système de navette est déjà mis en place et sera effectif d’ici samedi. Les chiffres montreront si cette mesure freine ou non le tourisme .

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