L'Arabie Saoudite continue de décapiter à un rythme très soutenu

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International Une exécution au sabre. Capture d'écran d'une vidéo.
Une exécution au sabre. Capture d'écran d'une vidéo.

Hier lundi, l'Arabie Saoudite a décapité une personne condamnée à mort près de la Mecque. Cela porte à 146 le nombre de personnes exécutées depuis le début de l'année dans ce pays.

Le rythme particulièrement soutenu de mise à mort en Arabie Saoudite commence sérieusement à inquiéter les organisations des droits de l'homme.

146 condamnations à mort depuis le début de l'année

L'homme décapité hier avait été condamné pour le meurtre d'un policier. Cela porte le triste décompte macabre à 146 exécutions cette année selon l'AFP et 151 selon Amnesty International. Une frénésie de décapitations dénoncée par l'organisation humanitaire.

L'Arabie Saoudite a largement dépassé le nombre d'exécutions de l'an passé qui était de 87. Il faut remonter à 1995, année qui avait connu le plus grand nombre de condamnés à mort exécutés avec 192 décapitations au sabre.

Un des pays qui exécutent le plus de prisonniers

L'Arabie Saoudite est souvent pointée du doigt pour sa justice. Selon James Lynch, le responsable d'Amnesty pour le Moyen-Orient, il faut demander à Ryad de "stopper toutes les exécutions en cours et à décréter un moratoire". Le responsable régional de l'organisation humanitaire au Moyen Orient dénonce par ailleurs un : "système judiciaire profondément  défectueux", des procès "grossièrement inéquitables et aux motivations parfois politiques". Selon l'interprétation très rigoriste de la charia faite par le royaume, les meurtres et les viols sont passibles de la peine de mort tout comme le vol à main armée, le trafic de drogue et l'apostasie (rejet de la religion musulmane).

Dimanche dernier, ce sont trois iraniens qui avaient été décapités au sabre pour trafic de drogue, ce qui avait déclenché la colère de Téhéran. L'Iran avait d'ailleurs convoqué le chargé d'affaires saoudien afin de protester contre ces méthodes. Selon la coutume saoudienne, les décapitations se font au sabre et bien souvent dans la rue. Le royaume compte sur la terreur d'une telle exécution comme argument de dissuasion pour les délinquants.

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