L’Allemagne va réduire le nombre de centrales au charbon en activité

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Énergie Angela Merkel s'adresse aux députés du Bundestag, le 21 mai 2015 à Berlin
Angela Merkel s'adresse aux députés du Bundestag, le 21 mai 2015 à Berlin

Le gouvernement allemand vient de voter la fermeture d’une partie de son parc de centrales fonctionnant au charbon. L’objectif est de réduire les émissions de CO2 de 40 % dans les cinq ans et s'orienter davantage vers les énergies plus propres.

Plus que jamais depuis la catastrophe de Fukushima, l’Allemagne a pris conscience que la production d’énergies propres devait devenir un enjeu majeur pour les années à venir. C’est dans cette optique que le pays a décidé de sortir du nucléaire.

Pour continuer son développement écologique, l’Allemagne vient de prendre une autre décision très importante en annonçant la fermeture d’une partie de son parc de centrales au charbon.

L’Allemagne vers une énergie propre ?

Cette décision a été prise dans la nuit du 1er au 2 juillet 2015 à la suite d’un débat de quatre heures entre la chancelière chrétienne-démocrate Angela Merkel et ses partenaires de la coalition, les sociaux-démocrates du SPD et l’Union chrétienne-sociale de la CSU.

À l’horizon 2020 les centrales fonctionnant au charbon d’une puissance de 2 700 mégawatts s'arrêteront. 5 centrales au charbon devraient donc cesser de fonctionner dans les 5 années à venir, notamment celles des groupes RWE (Allemagne) ou du suédois Vattenfall. Les centrales arrêtées ne seront pas démantelées pour autant et serviront de réserve d’énergie en cas de demande ponctuelle très importante ou pour compenser une panne.

Réduire les émissions de CO2

En Allemagne, 40 % de l’électricité est produite grâce au lignite, un charbon de mauvaise qualité très polluant, mais dont le sol de l’Allemagne regorge. Les centrales fonctionnant grâce à ce combustible ne sont pas concernées par le projet de fermeture.

L’Allemagne espère tout de même réduire de 40 % ses émissions de CO2 d’ici à 2020 par rapport au début des années 1990 avec cette décision. Dans tous les cas, ce projet risque de porter un nouveau coup dur à une filière du charbon qui connaît actuellement de grandes difficultés.

Crédits photos : © AFP JOHN MACDOUGALL

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