L’Allemagne toujours traumatisée par les agressions sexuelles à Cologne

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International La gare de Cologne (Photo d'illustration)
La gare de Cologne (Photo d'illustration)

Depuis les agressions sexuelles de la nuit du 31 décembre, le sentiment envers les migrants semble changer. En témoigne la multiplication d'agressions.

La nuit du réveillon a été assez difficile pour l’Allemagne. Depuis les agressions sexuelles de plusieurs femmes par des migrants à Cologne, la ville allemande est toujours sous le choc. Depuis le 1er janvier, près de 550 plaintes ont été déposées dont 45% concernaient des agressions sexuelles a précisé la police de Cologne. Malgré que la gare soit toujours autant occupée, l’atmosphère reste pesante. La police est omniprésente et les passagers ressentent une crispation lorsqu’il s’agit d’évoquer les évènements du 31 décembre.

Pas évidents pour les habitants de passer à autre chose, tant les évènements du 31 décembre ont modifié les perceptions des migrants.

De nombreuses agressions de migrants

En plus de relancer le débat,  depuis quelques jours, des militants d’extrême-droite ont attaqué des ressortissants étrangers aux abords de la gare centrale. "Au moins six Pakistanais et un Syrien ont dû être emmenés à l’hôpital après avoir été brutalisés par un groupe d’environ 20 personnes”, ont précisé les autorités.  "Les agresseurs se seraient coordonnés sur les réseaux sociaux pour organiser leurs actes", a expliqué Norbert Wagner, le chef de la police criminelle de Cologne qui estime que “c’est un signal très alarmant”.

Les habitants sont partagés

Pour les habitants, traumatisés par cette nuit, le regard sur les migrants a changé. "J'ai toujours eu beaucoup de compréhension pour eux, mais depuis ce qui s'est passé, je suis désolée mais c'est terminé. Regardez, il y a plus de policiers que de passants dans les rues, on ne peut pas continuer comme ça" déclare Sosa, 27 ans pour BFM TV.

"Il ne faut pas mettre tout le monde dans le même sac" reprend Gisela. "Je trouve ça triste pour les milliers de réfugiés qui ont fui la guerre. Ils sont venus chercher la paix ici, et maintenant ils vont être regardés de travers".

Crédits photos : google street view

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