La reine de Jordanie plaide la cause de la jeunesse jordanienne

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International La reine Rania de Jordanie
La reine Rania de Jordanie

La reine Rania de Jordanie était invitée d'honneur lors de l'ouverture de l'université d'été du Medef hier mercredi. La reine a plaidé la cause de la jeunesse jordanienne et appelé à lutter contre l'Etat Islamique.

Venue défendre la cause de son pays lors de la conférence d'été du Medef, la reine Rania de Jordanie a plaidé pour la jeunesse jordanienne, rappelé la vitalité de son pays et appelé à ce que les musulmans modérés luttent davantage contre l'Etat Islamique.

Un appel à miser sur la jeunesse jordanienne

La conférence d'été du Medef est, cette année, consacrée à la jeunesse. Invitée d'honneur lors de l'ouverture de la conférence, la reine Rania de Jordanie a appelé à miser sur la jeunesse jordanienne. " Ma région a plus que besoin de votre amitié". Selon elle, plus d'un quart de la jeunesse du pays est au chômage avec peu de perspectives d'emploi. Les besoins pour les jeunes sont importants et notamment : "d'éducation, d'opportunités, d'emplois et (...) aussi d'un peu de chance, que quelqu'un croit en eux" avant d'ajouter qu'"il est nécessaire de créer 100 millions d'emplois d'ici 2020 dans la région".

Elle avertit de l'importance d'un tel investissement afin d'éviter que la jeunesse jordanienne ne soit charmée par les sirènes de l'Etat Islamique : "l'échec n'est pas une option parce que si nous échouons face à ces extrémistes et s'ils gagnent, la région sera dévastée rapidement".

Une crainte de voir l'EI s'emparer de toute la région

Les craintes de la reine sont importantes : "Daech, le prétendu Etat Islamique, continue de répandre son idéologie diabolique" et "modifie la perception locale de notre région". Elle estime par ailleurs que : "les musulmans modérés à travers le monde ne font pas assez pour gagner la lutte idéologique qui est au cœur de cette bataille" avant d'ajouter que : "évidemment, nous n'aidons pas activement Daech mais nous ne les stoppons pas". Selon elle, investir dans les pays du Moyen Orient : "ce n'est pas un idéal. C'est un impératif".

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