La Nasa, Mars et les pommes de terre

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L'Agence spatiale américaine va, au Pérou, procéder à une expérience visant à savoir si des pommes de terre pourraient pousser sur le sol martien.

Ah, la pomme de terre. Tubercule servant d'alimentation de base à des millions et millions d'êtres humains sur Terre, va-t-il aussi nourrir les futurs résidents de la planète Mars ? A la fin du mois, la Nasa et le Centre international de la pomme de terre (oui, vous avez bien lu) qui est basé au Pérou depuis 1971 vont lancer une expérience inédite : déterminer si oui ou non, des pommes de terre peuvent pousser sur la planète Rouge.

Patates sur Mars ? Reproduire les conditions locales

Dans un centre de recherche de la capitale péruvienne, Lima, les scientifiques entendent recréer "les conditions atmosphériques, la température, la gravité, le sol et les niveaux de radiation" de Mars. Et les heureuses élues qui proviennent de 9 variétés différentes, prendront racine dans la terre de la pampa d'Arequipa, dont le sol présente des similitudes avec le sol martien.

Julio Valdivia Silva, chercheur péruvien, précise : "Environ 80kg de la terre de la Pampa de la Joya seront apportés à Lima".

La pomme de terre du Pérou, particulièrement résistante

Mais, si l'expérience se finalise sur une note positive, quelles pourraient en être les applications ? Dans l'optique d'un long séjour sur Mars, la possibilité de faire grandir les tubercules sur place permettrait d'alléger les cargaisons en terme de nourriture. Chris McKay, à la Nasa précise : "L’idée de faire pousser de la nourriture pour des colonies humaines dans l’espace pourrait être une réalité dans très peu de temps".

Mais si cela s'avèrera peut-être bénéfique pour les futurs astronautes, les humains restés sur le plancher des vaches pourraient aussi tirer profit des capacités de résistance des pommes de terre face aux changements climatiques : "Si nous pouvons faire pousser des pommes de terre dans des conditions extrêmes comme celles de Mars, nous pouvons sauver des vies sur Terre", indique plein d'espoir Joel Rank, du Centre international de la pomme de terre.

Crédits photos : © PIxabay / Public Domain

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