La justice sud-africaine autorise le commerce intérieur de la corne du rhinocéros

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Le commerce intérieur de la corne du rhinocéros va reprendre en Afrique du Sud. La justice a cassé un moratoire datant de 2009.

Le moratoire avait été voté en 2009 afin de lutter contre le braconnage, mais celui-ci avait justement explosé à la suite de cet amendement. Depuis ce jeudi 26 novembre, l’Afrique du Sud a de nouveau autorisé de commercialiser la corne de rhinocéros à l’intérieur du territoire. Ceci, afin de lutter, de nouveau, contre le braconnage qui décime l’espèce, nous informe l’AFP.

La décision de justice a été prise suite à un long débat qui oppose partisans de la légalisation, et les opposants. En septembre dernier, des éleveurs sud-africains de rhinocéros avaient saisi la justice pour obtenir la vente légale de la corne du rhinocéros. Une action qui selon les plaignants, devait permettre de mettre un frein au braconnage. «Le jugement signifie qu'il est légalement possible de vendre de la corne de rhinocéros en Afrique du Sud mais il faudra obtenir un permis», explique Izak du Toit, avocat des plaignants. "C'est désormais possible pour les acheteurs et les vendeurs de corne de demander un permis. Ce n'était pas possible avant aujourd'hui".

Le braconnage explose depuis 2009

Le braconnage des rhinocéros a véritablement explosé depuis de nombreuses années, notamment à cause d’un trafic clandestin venu d’Asie. Des pays comme le Vietnam ou encore la Chine, paient très chère les cornes des rhinocéros, où l’on lui prête des vertus thérapeutiques à la poudre de corne. Un véritable problème pour l’Afrique et l’Afrique du Sud en particulier puisqu’on y trouve 80% des rhinocéros encore en vie. L’année dernière, 1215 rhinocéros ont été massacrés.

"Un pas positif pour la protection des rhinos"

En 2009, le gouvernement sud-africain s’était félicité du moratoire, estimant qu’il s’agissait d’un "pas positif pour la protection des rhinos". Aujourd’hui, Rooga Singh, porte-parole du ministère sud-africain de l’Environnement, n’a pas encore indiqué les intentions du gouvernement. "Nous devons étudier le contenu du jugement avant d'indiquer si nous allons faire appel ou non".

 

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