Les risques de la consommation d'alcool pendant la grossesse sont trop sous-estimés

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Santé
Photo d'illustration. Une femme enceinte avec un verre d'alcool

Mercredi a lieu la Journée mondiale de sensibilisation au syndrome d’alcoolisation fœtale (SAF). Une bonne occasion pour rappeler que ses dangers sont trop souvent pris à la légère.

A l'occasion de la Journée mondiale de sensibilisation au syndrome d’alcoolisation fœtale, l'Inpes publie une enquête qui montre à quel point ce problème est sous-estimé dans notre pays. En préambule, l'Inpes et la Mission interministérielle de lutte contre les drogues et les conduites addictives entendent rappeler "les mesures mises en œuvre pour prévenir et lutter contre ce phénomène encore banalisé, malgré des conséquences graves sur la santé du nouveau-né".

Alcool et foetus : les résultats du sondage

Ce sont 1.005 personnes, hommes comme femmes, qui ont été interrogées en vue d'établir les résultats du sondage qui portait sur la perception des risques encourus par la consommation d'alcool pendant la grossesse. D'un côté, seul 1 Français sur 4 pense que la prise d'alcool peut entraîner des risques. Mais de l'autre, et pour une majorité d'entre elles, une consommation ponctuelle excessive représente un comportement risqué. Cependant, la perception change quand il s'agit d'évaluer les consommations moins importantes. Ici, 18% des personnes interrogées estiment "qu’une femme enceinte peut boire quelques gorgées d’alcool de temps en temps sans prendre de risque pour son bébé". 

Et ce n'est pas tout, puisque "37% estiment que les risques apparaissent pour le bébé seulement à partir d’une consommation quotidienne d’alcool". Pour le Dr François BOURDILLON, directeur général de l’Inpes, le constat est sans appel : "La consommation d’alcool est en forte augmentation chez les femmes et notamment chez les étudiantes. Elle se banalise. Compte tenu des risques liés à la consommation d’alcool pendant la grossesse, il est important de rappeler ces messages de prévention". 

De stricts interdits

Pourtant, et l'on parle des pays occidentaux, l'alcool figure en tête des causes de retards mentaux pour les enfants, incidence génétique exclue. Pour éviter toute anomalie foetale, la meilleure chose à faire est encore d'exclure l'alcool jusqu'au terme de la grossesse. Tout simplement.

L'Inpes rappelle que le dispositif Alcool Info Service est disponible 7 jours/7, de 8h à 2h à ce numéro : 0 980 980 930 (appel anonyme et non surtaxé). Mais aussi, le site mis en place par le ministère de la Santé.

Crédits photos : Shutterstock.com

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