La CNIL épingle Boulanger qui dérape dans ses fichiers clients

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France
Un magasin de l'enseigne Boulanger.

L'enseigne de distribution Boulanger est épinglée par la Cnil qui dénonce "de nombreux commentaires excessifs et inappropriés" dans ses fichiers clients.

Voici des "perles" dont Boulanger se serait sans doute volontiers passé. L'enseigne d'électroménager a été mise en demeure jeudi par la Commission nationale informatique et libertés (Cnil) de ne plus enregistrer dans ses fichiers clients "des commentaires excessifs et inappropriés".

C'est une plainte qui a déclenché en février des investigations à la fois dans les fichiers clients, mais aussi sur le site internet de la marque de distribution.

"Connasse", "Alccoolique"... : des commentaires insultants

Client "avec un fort accent africains", "pas de cerveau", "juive"... quelques exemples parmi les quelque 5.800 commentaires qualifiés de "non-pertinents" par la Cnil, et dénichés dans le système de facturation. La délibération du bureau de la Commission est disponible sur sont site Internet.

On peut y lire que cette mise en demeure n'a pas valeur de sanction, et qu'"aucune suite ne sera donnée si l'organisme concerné se conforme en tout point aux exigences de la mise en demeure dans le délai imparti". Certes, les vendeurs sont parfaitement en droit de rédiger des commentaires sur leurs clients, mais ces observations "doivent être objectives et en relation avec la prestation commerciale", rappelle la Cnil. 

Boulanger : l'autre point noir, les cookies sur les ordinateurs

Mais la Commission a aussi relevé que des petits fichiers informatiques visant à tracer l'internaute, les cookies, étaient laissés sur l'ordinateur dès la page d'accueil du site internet de l'enseigne. 90 des 108 cookies dénombrés l'étaient à des fins publicitaires, et certaines des sonnées peuvent être conservées pendant 15 ans. La Cnil rappelle que l'installation de ces cookies constitue "un manquement à l'obligation d'informer et d'obtenir l'accord préalable des personnes concernées".

Si aucune des dispositions citées par la Cnil n'est respectée dans le délai de 3 mois, une autre procédure, comportant cette fois des sanctions, pourrait être mise en place. Boulanger, qui emploie environ 8.000 salariés, gère 130 enseignes en France a réagi vendredi via son compte Twitter :

Crédits photos : Page Facebook Boulanger

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