Jungle de Calais : Xavier Bertrand veut interdire aux migrants de sortir le soir

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France Xavier Bertrand lors de son allocution au soir du second tour des régionales le 13 décembre 2015 à Saint-Quentin
Xavier Bertrand lors de son allocution au soir du second tour des régionales le 13 décembre 2015 à Saint-Quentin

Xavier Bertrand veut instaurer une interdiction de sortir le soir pour les migrants de la jungle de Calais.

La jungle de Calais n’en fini plus de cristalliser les tensions. En début de semaine, la préfète du Pas-de-Calais Fabienne Buccio saisissait la justice pour faire fermer toutes les échoppes clandestines du camp de migrants, une demande non satisfaite par les magistrats.

Cette fois, c’est au tour de Xavier Bertrand (Les Républicains) de s’en prendre à la jungle de Calais, ce dernier réclamant une interdiction pour les migrants de sortir du camps à partir d’une certaine heure.

Maintenir les migrants dans la jungle de Calais

C’est dans un entretien accordé au journal Le Figaro que Xavier Bertrand a annoncé sa volonté d’empêcher les migrants de sortir du camp le soir sous couvert d’état d’urgence. « Il faut une interdiction de sortir du camp le soir, à partir d’une heure précise, une interdiction motivée par les questions de sécurité. L’état d’urgence le permet » a demandé Xavier Bertrand.

Le président du conseil régional de Nord-Pas-de-Calais-Picardie a également demandé à ce que les « accords du Touquet », signés en 2003 entre la France et la Grande-Bretagne après la fermeture du camp de Sangatte, soient renégociés.

Xavier Bertrand interpelle François Hollande

Bien entendu, Xavier Bertrand y est allé de sa petite prise à parti du gouvernement en place. « François Hollande se complaît dans l’immobilisme, mais j’attends beaucoup du prochain président. Tous les candidats à la primaire à droite m’ont indiqué qu’ils étaient d’accord avec moi sur la renégociation » a-t-il lancé en réitérant sa demande d’évacuation de la zone nord de la « jungle » de Calais.

Xavier Bertrand demande à François Hollande de se rendre sur place pour se rendre compte d’une situation qui pourrait vite devenir « incontrôlable » si rien n’était fait selon lui.

Crédits photos : © AFP/Archives PHILIPPE HUGUEN

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