"Jungle" de Calais : un problème réglable "avant la fin de l'été 2017" selon Sarkozy

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Politique Nicolas Sarkozy en meeting à Boulogne-Billancourt le 25 novembre 2014.
Nicolas Sarkozy en meeting à Boulogne-Billancourt le 25 novembre 2014.

Pour l'ancien président de la République et leader des Républicains Nicolas Sarkozy, apporter une solution à la problématique de la "jungle" de Calais est "d'une simplicité incontestable".

Pour tenter d'apporter une résolution à la problématique représentée par la "jungle" de Calais, le gouvernement a choisi de disperser les migrants dans plusieurs centres de France. Une décision à laquelle s'est opposé le président intérimaire des Républicains (LR) Laurent Wauquiez qui a ainsi lancé une pétition contre ce type de démantèlement.

Le président LR de la région Hauts-de-France Xavier Bertrand aura désapprouvé la démarche en appelant ainsi sa famille politique à apporter "des solutions" aux problèmes des migrants et non "des pétitions". Et à l'occasion d'une récente table ronde, l'ancien chef de l'État Nicolas Sarkozy a parlé d'une question qui lui semble relativement aisée à résoudre.

Sarkozy : la situation de Calais, "incontestablement simple"

Dans des propos rapportés par nos confrères de L'Obs, l'ex-leader des Républicains a ainsi déclaré que la situation lui apparaît "d'une simplicité incontestable" à résoudre. Pour lui, la solution passerait par plusieurs mesures à appliquer, notamment celle d'un rétablissement des contrôles aux frontières françaises.

Nicolas Sarkozy compterait également sur la mise en place d'un hot-spot en Grande-Bretagne pour recevoir tous les candidats à l'asile. Les accords du Touquet seraient alors amenés à être révisés, mais l'ex-exécutif n'a pas semblé s'inquiéter de la possible difficulté de s'entendre sur ce sujet avec les Britanniques : "Dans ma vie, j'en ai conduit des négociations internationales. Poutine et la Géorgie, c'était pas si simple."

La fin de la "jungle" dans moins d'un an ?

Et à un interlocuteur lui déclarant vivre dans la peur, sa maison ayant au passage connu une dévaluation en raison de sa proximité avec le camp de migrants, Nicolas Sarkozy s'est voulu affirmatif : "Avant la fin de l'été 2017 [...], le problème de la jungle sera réglé ! Et qu'on ne me dise pas que c'est impossible."

Enfin, le candidat à la primaire de la droite ne considère visiblement pas comme pertinente la répartition des migrants annoncée par le ministre de l'Intérieur Bernard Cazeneuve : "Il n'est pas interdit de réfléchir avec sa tête ! Dans six mois, passé la présidentielle, la situation sera pire."

Crédits photos : Capture écran Youtube

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