Jungle de Calais : la maire menace de faire stopper la construction du mur

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France Les premiers travaux d'un nouveau mur pour prévenir l'intrusion de migrants, ont débuté le 20 septembre 2016, à Calais
Les premiers travaux d'un nouveau mur pour prévenir l'intrusion de migrants, ont débuté le 20 septembre 2016, à Calais

Alors que l’édification du mur végétalisé censé empêcher les migrants d’atteindre la rocade de Calais a débuté, la maire de la ville Natacha Bouchart menace de signer un arrêté pour faire stopper les travaux

Depuis mardi, les travaux de construction du « mur anti-intrusion » contre les migrants ont débuté à Calais. Un mur qui n’est pas du goût de tous les Calaisiens et en premier lieu de la maire de la ville, Natacha Bouchart.

Selon les informations du quotidien La Voix du Nord, l’élue menacerait en effet de prendre un arrêté municipal pour faire cesser les travaux.

Pas de réponse du gouvernement

Natacha Bouchart est donc prête à employer l’arsenal administratif mis à sa disposition devant le mutisme du gouvernement. La maire Les Répbulicains a en effet indiqué que « N’ayant aucune réponse du gouvernement » concernant sa demande de « non-démarrage de la construction » dans les huit jours, elle serait prête à signer « arrêt interruptif de travaux » qui stopperait immédiatement la construction du mur.

L’élue justifie son désaccord en deux points. Le premier est que le mur végétalisé, d’un kilomètre de long et 4 mètres de haut, est construit en zone de protection du patrimoine architectural urbain et paysager et que le site est désormais classé « remarquable ». Son deuxième argument est qu’il est situé en zone Seveso en raison de la proximité de deux usines chimiques.

Des travaux financés par la Grande-Bretagne

Rappelons que l’édifice est construit pour éviter que les migrants, qui tentent de monter à bord des camions en partance pour l’Angleterre, viennent déambuler sur la rocade portuaire de Calais. Les travaux, estimés à 2,7 millions d’euros, sont financés par le gouvernement britannique.

Début septembre, le ministre de l’Intérieur Bernard Cazeneuve a promis un démantèlement rapide de la « Jungle » de Calais, où 6 900 à 10 000 migrants sont installés dans des conditions de vie déplorables.

Crédits photos : © AFP PHILIPPE HUGUEN

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