"Jungle" de Calais : Bertrand veut que sa famille politique offre "des solutions, pas des pétitions"

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Politique Xavier Bertrand
Xavier Bertrand

Lundi, le président de la région Hauts-de-France Xavier Bertrand a indirectement répondu au président intérimaire des Républicains Laurent Wauquiez suite à sa pétition lancée pour dire non à la multiplication de "jungles" de Calais.

Vendredi dernier, le président intérimaire des Républicains Laurent Wauquiez a lancé une pétition dans laquelle il appelle le phénomène de la "jungle" de Calais à ne pas se reproduire "sur l'ensemble du territoire national". Celui qui est également à la tête du conseil régional d'Auvergne-Rhône-Alpes estime ainsi que le gouvernement actuel, en choisissant de répartir les migrants dans des centres, "se contente de disperser dans les régions de France les migrants, ce qui revient à propager le problème et non à le résoudre."

Lundi, le président de la région Hauts-de-France Xavier Bertrand a réagi à l'initiative de Laurent Wauquiez par la publication d'un message sur le réseau Twitter. Dans celui-ci, on comprend une désapprobation de la pétition : "Démantèlement de la jungle de #Calais : j'attends de ma famille politique des solutions, pas des pétitions."

Bertrand "mal à l'aise" devant la pétition anti-jungles de Calais

Et Xavier Bertrand, durant sa conférence de presse de rentrée à Lille, d'avoir précisé sa pensée : "Des militants sont venus me voir ce week-end en me disant 'On ne comprend pas bien, c'est quoi la différence entre la pétition de M. Wauquiez et l'association lancée par M. Briois ?'. Eh bien j'étais mal à l'aise, parce que je n'ai pas su bien leur répondre".

"Je veux le démantèlement, mais..."

Le président des Hauts-de-France semble ainsi reprocher à Laurent Wauquiez une mauvaise compréhension du problème : "Si on me disait 'Il faut accueillir chez vous un nouveau Calais', j'aurais la même réaction, sauf qu'il ne s'agit pas de ça". Pour Xavier Bertrand, des actions doivent être entreprises vis-à-vis des migrants sans pourtant autant faire resurgir d'autres jungles de ce type en France :

"Je veux le démantèlement, mais je ne veux certainement pas que des maires connaissent les mêmes problèmes que ceux que nous connaissons à Calais parce que le drame de Calais est épouvantable". Et d'ajouter "attendre des candidats à la primaire" de la droite qu'ils expriment "concrètement comment, eux, envisagent le démantèlement et l'après-démantèlement, parce que, pour l'instant, c'est un silence assourdissant".

Crédits photos : Marie-Laurence HAROT / FTV/phototélé

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