Journée nationale de prévention du suicide : des appels à SOS Amitié plus longs et nombreux

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Société
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À l'occasion de la 21e journée nationale de prévention du suicide, la plate-forme d'écoute SOS Amitié apparaît plus sollicitée sur un an, avec des appels qui durent également plus longtemps.

L'Organisation mondiale de la santé (OMS) estime que chaque année, 800.000 décès dans le monde découlent d'une tentative réussie de suicide. En France, ce chiffre est supérieur à 10.000. À l'occasion de la tenue, en ce jeudi, de la 21e journée nationale de prévention du suicide, on apprend que la plate-forme d'écoute SOS Amitié a été particulièrement sollicitée sur les neuf premiers mois de 2016.

Par rapport à la même période sur l'année précédente, il a ainsi été constaté 13% d'appels supplémentaires, avec une durée des échanges qui a elle aussi augmenté de 11%. Pourquoi Docteur ? nous rapporte que 1.600 bénévoles sont chargés de répondre aux appels, qui s'élèvent à 700.000 en un an.

SOS Amitié : des bénévoles formés à la "reformulation"

Comme l'indique le président de SOS Amitié Jean-Pierre Igot, la qualité première recherchée chez un bénévole est sa capacité à écouter son interlocuteur et à s'appuyer sensiblement sur les propos de ce dernier pour lui répondre : "Nous ne donnons pas de conseils, nous ne sommes pas directifs. Nous formons nos écoutants à ce que j’appelle pompeusement la reformulation, qui consiste à reprendre les propos de l’appelant avec les mots de l’écoutant. Parfois, cela déclenche quelque chose chez eux."

Suicide, première cause de mortalité chez les 25-34 ans

M. Igot ajoute que 85% des appels reçus par les bénévoles "proviennent de personnes âgées de 25 à 65 ans". Le suicide est la première cause de mortalité chez les 25-34 ans, et la seconde chez les 15-24 ans. Pour les seniors qui se dirigent vers la plate-forme, ce sont des problèmes de santé qui les y motivent. Une autre raison, commune à toutes les catégories d'âge, se trouve être la solitude.

"Il faut en parler, pour qu’il y ait une prise de conscience générale. On ne se rend pas compte de la quantité de gens qui vont mal, qui sont dans de réelles difficultés. C’est pour cela que nous sensibilisons, que organisons cette journée, que nous communiquons dans les médias. Le mot d’ordre est 'communiquer et prendre soin'".

Crédits photos : Marjan Aposyolovic/Shutterstock.com

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