Journée mondiale de l'océan : il reste tant à découvrir et à protéger

Par , publié le
Environnement Illustration. Des poissons dans un océan.
Illustration. Des poissons dans un océan.

A l'occasion de la journée mondiale de l'océan, les scientifiques relèvent que les fonds marins sont encore moins connus que le sol lunaire. Seul 1% des océans est protégé à l'heure actuelle.

"Il n'y a pas de raison qu'on connaisse mieux la Lune que le fond des océans". Ces mots forts, confiés à l'AFP, émanent de Françoise Gaill, directrice de recherche au CNRS et coordinatrice du comité scientifique de la plateforme Océan et Climat.

A l'occasion de la Journée mondiale de l'océan, organisée sous l'égide l'Unesco, les experts du monde entier soulignent l'importance de mieux les connaître, mais aussi de les protéger plus.

Des reliefs marins encore trop méconnus

D'après l'Organisation hydrographique internationale, organisation intergouvernementale consultative et technique créée en 1921 afin de promouvoir la sécurité de la navigation et la protection du milieu marin, on ne connaît que 10% des fonds marins supérieurs à 200 mètres de profondeur.

Pourtant, d'après une étude parue en 2001, "il serait cependant possible de cartographier l'ensemble des fonds marins, au-delà de 500 mètres de profondeur, au moyen d'un seul navire exploité pendant 200 ans", indique l'AFP. Une durée qui pourrait être d'autant plus réduite qu'il y aurait de navires effectuant cette tâche. Une connaissance plus précise des fonds marins pourrait par exemple être utile à la préservation des ressources qu'ils abritent.

"Océan sain, planète saine"

Le thème de cette journée, célébrée tous les 8 juin, est "Océan sain, planète saine". Et pour cause, comme le rappelle l'ONU : "A l’image de notre cœur qui permet d’acheminer le sang jusqu’à chacun des organes de notre corps, les océans connectent des millions d’individus sur toute la surface de la terre".

Mais ces ressources sont en grand danger, l'organisation rappelant que "Près de 40 % des océans sont considérés comme 'lourdement affectés' par les activités humaines, dont la pollution, la diminution des stocks de poisson, la destruction d'habitats côtiers tels que les récifs de coraux, les mangroves et les algues marines, ainsi que l'implantation d'espèces aquatiques envahissantes". Dès lors, pourquoi n'en protéger qu'1% ?

Crédits photos : Shutterstock.com

Partager cet article