John Milk modernise son groove avec Paris Show Some Love

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John Milk est de retour avec un nouvel album de R’n’B moderne qui le place dans la lignée de Jamie Lidell, Chromeo et Mayer Hawthorne.

Il y a trois ans, son album Treat Me Right avait séduit le public avec son cocktail de soul vintage, de funk millimétré qui montrait que John Milk savait assurer le show et qu’il était un excellent producteur, capable de retrouver à s’y méprendre le son des studios de Motown. John Milk est de retour avec Paris Show Some Love, un nouvel album endiablé et torride qui sort le 24 mars sur le label Underdog Recods. Le disque a beau avoir été écrit pendant les vagues d’attentats, il en résulte une énergie contagieuse que l’on découvre dès le premier extrait When I Get Down.

Le musicien lyonnais franchit les années et se catapulte à notre époque avec une musique cette fois bien de son temps, qui mêle électro et hip hop pour un résultat qui évoque Pharrel Wiliams, D’Angelo ou Frank Ocean, trois musiciens dont son timbre de voix au falsetto prononcé le rapproche. Armé de son matériel vintage et de la technologie moderne, John Milk montre que le R’n’B européen sait être inventif et ultra efficace. Tendre sur It Doesn’t Matter, ou groovy  sur Natural Girl, John Milk évoque la démarche de Prince disparu l’année dernière avec une musique aux confins de différents styles, portée par un rythme haletant et de solides instrumentaux. Mais Paris Show Some Love n’est pas qu’un album dédié à la danse, c’est aussi un disque à messages, une musique consciente. Pour son auteur, la période de création a été fortement marquée par les événements dans le monde, le terrorisme en particulier, et un titre comme Create pourrait être la réponse apportée par John Milk à tout ce qui crée des différences entre les hommes. John Milk sera sur les routes prochainement pour faire découvrir son virage musical avec une date le 30 mars au Nouveau Casino en compagnie d’Otis Stacks.

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