Joggeuse tuée en Ardèche : un marginal jugé en appel à Nîmes

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France Photo d'illustration. La balance de la justice.
Photo d'illustration. La balance de la justice.

À compter de ce lundi, un marginal comparaît devant la cour d'assises d'appel du Gard à Nîmes pour le meurtre d'une joggeuse dans l'Ardèche commis en 2011.

Le 3 octobre 2014, Anthony D. s'était vu condamné par la cour d'assises de l'Ardèche (Privas) à 30 ans de réclusion criminelle, une peine assortie d'une période de sûreté des deux tiers pour le meurtre d'une joggeuse, Marie-Jeanne M. Celui qui nous est présenté comme un marginal est jugé en appel depuis ce lundi à Nîmes.

La victime et le suspect s'étaient rencontrés le 18 juin 2011 à Tournon, dans l'Ardèche. Trois jours plus tard, le corps sans vie de cette jeune femme sera retrouvé carbonisé et dépossédé de plusieurs de ses membres, dans une fosse de 2m50 sur 3, remplie de 7 m³ de pierres et sur laquelle avaient été déposés des branchages. Une fosse située non loin du campement où résidait le marginal, comme nous le rapporte Francetv info.

Marginal jugé en appel pour le meurtre d'un joggeuse dans l'Ardèche en 2011

Après avoir été interpellé plusieurs jours après les faits mais pour l'agression d'une femme dans un salon de coiffure, Anthony D. avait élu résidence au sein des rues de Barcelone. Ce n'est qu'en 2012 qu'il aura de nouveau fait l'objet d'une interpellation alors qu'il tentait de rentrer en France sous une fausse identité. Devant les résultats d'analyse ADN le mettant en cause, il sera finalement contraint de reconnaître le meurtre de la joggeuse.

"Cet appel est un enfer" pour la famille de la victime

Cet individu, aujourd'hui âgé de 23 ans, n'aura pourtant que partiellement reconnu les faits durant son premier procès, en indiquant notamment avoir poignardé l'adolescente en raison de son refus de céder à ses avances. Et alors que l'accusé a depuis fait appel de sa condamnation, la famille de la victime ressent désormais "un sentiment de tristesse" devant cette démarche étant donné que le premier verdict lui était apparu juste, selon les dires de son avocat. Et Me Metexas d'ajouter : "Cet appel est un enfer mais ils vont aussi le vivre comme la dernière occasion d'être confrontés au monstre et de lui poser des questions".

Crédits photos : Shutterstock.com

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