Jeux vidéo : les accros plus réactifs mais distraits

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Jeux vidéo Photo d'illustration. Un homme jouant à un jeu vidéo
Photo d'illustration. Un homme jouant à un jeu vidéo

Une nouvelle étude vient confirmer que les joueurs accros ont une structure du cerveau différente des autres personnes. Et cette dépendance peut être bénéfique.

Vous êtes déjà fatigués de voir vos ados, ou tout être cher, jouer pendant des heures aux jeux vidéo déposés par le Père Noël sous le sapin ? Ne les regardez pas d'un si mauvais oeil. Car une nouvelle étude américaine réalisée en Corée du Sud montrent que ces derniers sont plus réactifs que les autres individus.

Accros aux jeux vidéo : vous êtes plus réactifs...

Pour mener à bien leur étude, les chercheurs ont soumis 200 adolescents âgés de 10 à 19 ans à une IRM fonctionnelle alors qu'ils étaient inactifs. Cette dernière avait pour but de mesurer les connexions entre les différentes zones du cerveau. Dans ce panel, 106 jeunes étaient suivis pour dépendance au jeu.

Il se trouve que les accros présentent des connexions accrues dans les zones concernant l'audition, la motricité, mais aussi la vigilance. Et ce qui leur permet d'être plus réactif dans le cadre virtuel l'est aussi dans la vie réelle. Ainsi, l'information émanant d'un danger sera plus rapidement traité. Jeffrey Anderson de l'Université de l'Utah, qui a mené cette étude, précise : "L’hyper-connectivité entre ces réseaux cérébraux pourrait aboutir à une plus grande capacité à diriger son attention vers des cibles et à reconnaître de nouvelles informations dans un environnement donné. Ces changements peuvent principalement aider quelqu’un à penser de manière plus efficace".

...Mais aussi plus distraits

C'était pour le point positif. Le revers de la médaille concerne une moindre attention en règle générale. Cette distraction naît de l'hyper-connexion entre le cortex préfrontal et le carrefour temporo-pariétal, que l'on retrouve également dans des cas de trisomie 21, d'autisme ou encore de schizophrénie. Reste à savoir si les jeux vidéo altèrent les connexions du cerveau, ou si ce sont ces dernières qui induisent l'attirance pour les jeux.

Crédits photos : Shutterstock.com

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