Jeu du foulard à l'école : une enquête alarmante

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Société Photo d'illustration. Une cour d'école
Photo d'illustration. Une cour d'école

Selon une enquête de la Société française de pédiatrie, 4 enfants sur 10 ont déjà pratiqué un jeu dangereux à l'école, de type jeu du foulard.

Jeux d'asphyxie, jeux d'étranglement, jeu du foulard,... quel que soit le nom que l'on donne à ces activités pratiquées à l'heure de la récréation, elles sont dangereuses. Et cela, nous le savons depuis des années.

Mais la Société française de pédiatrie (SFP) dévoile une enquête centrée sur ces pratiques, et particulièrement parmi les élèves de CE1 et CE2. Et leurs résultats font froid dans le dos.

Jeux dangereux : 4 enfants sur 10 l'ont pratiqué

Dans le cadre de cette étude, les élèves de 25 classes de CE1 et CE2 de la région de Toulouse (Haute-Garonne) ont été sondés. En tout premier lieu, l'on apprend que 71% d'entre eux ont déjà eu vent de ces jeux dangereux. Mais le plus alarmant arrive, puisque 4 enfants sur 10 confessent en avoir déjà pratiqué un, et ce dès la maternelle.

Les auteurs analysent ce fait inquiétant : "La représentation de la mort est acquise progressivement durant l'enfance et pourrait être encore perçue par les jeunes enfants de CE1 comme un phénomène réversible et peu probable à leurs yeux". Au quotidien Le Parisien, des chercheuses de l'Inserm ont également indiqué : "Les très jeunes s’adonnent à ces jeux pour s’amuser, pour faire comme les copains. Ils n’ont pas conscience du danger. Alors que les adolescents, eux, sont en quête de sensations fortes".

75 morts en France depuis 1999

Jeu du foulard, du petit pont massacreur, de la tomate,... les jeux dangereux ont de multiples noms. Mais tous ont en commun de pouvoir se terminer dans le drame. Convulsions, traumatisme crânien, voire mort... ce fut le cas pour 75 enfants depuis 1999.

Cependant, le nombre de décès tend à chuter. En cause, la prévention et la formation des personnels d'encadrement à l'école. Les parents, eux aussi, sont mieux sensibilisés au phénomène et sont mieux à même de repérer les signes. Éric Debarbieux, directeur de l’Observatoire européen de la violence à l’école, les décrit : "Des taches sur la peau, des traces sur le cou et le corps. Mais aussi un mal de tête tenace, la baisse des résultats scolaires, des enfants qui ne veulent plus aller à l’école...". 

Crédits photos : Shutterstock.com

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