Jean Rochefort se confie sur les problèmes liés à son âge

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Dans un entretien accordé à la Nouvelle République, le comédien Jean Rochefort a déclaré être terrifié par la perte de mémoire, en indiquant au passage qu'il lui est désormais défendu de boire du vin. Il parle aussi sans complexe de la mort.

"La perte de mémoire, bien sûr, me terrifie. C'est d'ailleurs pour ça que je ne fais plus de théâtre, je serais très inquiet." Et pourtant. Jean Rochefort, que l'on retrouvera le 12 août prochain à l'affiche de Floride, avec Sandrine Kiberlain, a récemment tenu des propos auprès de la Nouvelle République ne pouvant être attribués qu'à un esprit (encore) fort éveillé.

Le comédien, qui a soufflé sa quatre-vingt-cinquième bougie le 29 avril dernier, a ainsi évoqué un souvenir que bien peu de personnes peuvent se targuer de pouvoir faire ressurgir : "Je me souviens de mon cri en naissant qui était atroce ! Un hurlement abominable. Même embryon, je voulais que ma mère arrête ses conneries !"

Jean Rochefort : des souvenirs plus ou moins joyeux

Jean Rochefort, qui n'en a donc pas fini avec la comédie, s'est même remémoré un moment privilégié dans la carrière d'un acteur, vécu il y a de cela une quarantaine d'année : "Je revois précisément le moment où Yves Robert m'a apporté le scénario de 'Un éléphant ça trompe énormément'. La nuit tombait, j'étais dans mes boxes en train d'enlever le crottin et la paille. Il apparaît, me lance le scénario et repart sur un 'Lis ça'. Dès le lendemain matin, je l'ai rappelé pour lui dire mon enthousiasme. C'est quand même un scénario sublime qui racontait notre époque avec une certaine audace puisque l'un de nos copains était homosexuel. C'était une comédie hilarante, élégante, poétique, avec une musique magnifique."

Le vin, "c'est fini, comme les rares érections !"

Non sans déplorer le fait, sur un plan plus personnel, qu'il lui soit désormais défendu de boire du vin. Un mal plus profond qu'il n'y paraît pour cet amateur de la boisson : "Je l'ai été sans jamais abuser. Mais aujourd'hui, la Faculté me l'a interdit : je ne le supporte plus. C'est fini, comme les rares érections ! Toutes ces petites joies enlevées nourrissent le désir de mourir." Pour conclure sur un autre pan de son actualité professionnelle, Jean Rochefort va prochainement être à la réalisation et à l'écriture d'un format court de 28 minutes pour Arte : "Un 28 minutes, ça me passionne. C'est l'histoire d'un cordonnier qui va développer une relation très forte avec un amateur d'art contemporain. J'ai horreur de ce qui se passe aujourd'hui, particulièrement à Paris : ces classes sociales privilégiées qui sont de plus en plus arrogantes et traitent, par exemple, les gardiens d'immeuble comme des chiens : c'est insupportable."

Crédits photos : capture d'écran YouTube

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