Japon : des élections sénatoriales et une victoire déjà acquise pour Abe ?

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International Shinzo Abe, le premier ministre japonais.
Shinzo Abe, le premier ministre japonais.

C'est en ce dimanche 10 juillet que les Japonais sont appelés à se rendre aux urnes pour élire leurs sénateurs. À moins d'une surprise, la coalition du Premier ministre Shinzo Abe devrait l'emporter.

Au Japon, ce dimanche signe un appel aux urnes, les citoyens nippons étant ainsi invités à voter pour leurs sénateurs pour les six prochaines années. De manière presque mécanique et automatique, la coalition du Premier ministre Shinzo Abe devrait l'emporter, et possiblement avec un score élevé.

Cette victoire en devenir n'est cependant pas sans nourrir des craintes, rapportées par nos confrères de RFI. L'opposition redoute ainsi qu'en cas de succès du Premier ministre aux élections sénatoriales, le chef du gouvernement décide d'une révision de la Constitution pacifique, un texte dans lequel le Japon renonce à entrer en guerre.

Élections sénatoriales au Japon : vers une révision de la Constitution pacifique?

Pour le politologue Yoshio Hotta, "le Premier ministre cache aux Japonais que la révision de la Constitution pacifique est son but ultime dans cette élection. Shinzo Abe évite le sujet, il est réaliste, il sait que dans leur majorité les Japonais restent profondément pacifistes".

Il est à rappeler que cette Constitution pacifique a été votée en 1946 et rédigée alors que le Japon était encore occupé par les États-Unis. Jamais amendé depuis, ce texte signé d'une main étrangère représente un affront pour la droite nationaliste nippone.

Shinzo Abe contraint à retarder ses plans ?

On nous précise toutefois que même s'il gagnait les sénatoriales avec une avance (très) confortable (la gauche ayant perdu une sensible crédibilité après le drame de Fukushima où elle était alors au pouvoir), Shinzo Abe ne serait pas en mesure de réviser la Constitution pacifique, et ce en raison du caractère pacifiste du principal allié de la coalition.

Une situation qui ne l'empêcherait néanmoins pas de démarrer les démarches nécessaires à un tel but, lequel serait alors possiblement l'œuvre de son successeur. En sachant que Shinzo Abe est en poste depuis le 26 décembre 2012 et que plusieurs noms ont été évoqués pour occuper son fauteuil à son départ.

Crédits photos : 360b / Shutterstock.com

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