Jacqueline Sauvage demande à nouveau sa libération devant la cour d’appel

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France
Janine Bonaggiunta (G) et Nathalie Tomasini (D), avocates de Jacqueline Sauvage lors d'une conférence de presse à Paris le 12 août 2016

Jacqueline Sauvage et ses avocates vont passer devant la Cour d'appel de Paris afin d'examiner la demande de libération conditionnelle de la sexagénaire qui a tué son mari après 47 ans de violences conjugales.

Le combat judiciaire continue pour Jacqueline Sauvage. Condamnée à dix ans de prison pour le meurtre de son mari qui lui a fait subir des violences conjugales, elle se bat depuis pour obtenir sa libération conditionnelle après avoir été partiellement graciée par François Hollande.

Jacqueline Sauvage et son avocate ont aujourd’hui saisi la cour d’appel de Paris pour un nouvel examen de cette demande de libération conditionnelle selon les informations de l'AFP reprises notamment par Europe 1.

Pas de « permis de tuer » pour la justice

Les faits remontent au 10 septembre 2012, Jacqueline Sauvage se saisit d’un fusil et abat son époux de trois coups de fusil dans le dos après 47 années à subir des violences conjugales et des viols. Les mêmes sévices qu’il avait fait subir à leurs trois filles et à leur fils, qui s’était suicidé la veille du meurtre.

En première instance en octobre 2014 et en appel en décembre 2015, Jacqueline Sauvage a été condamnée à dix ans de réclusion criminelle. La préméditation du geste a été à chaque fois écartée, mais la justice se refusait à donner un « permis de tuer ».

Depuis, une vague de soutien s’est organisée autour de Jacqueline Sauvage qui lui a valu d’obtenir une grâce partielle de la part du Président de la République, lui permettant de présenter une demande anticipée de libération conditionnelle.

Jacqueline Sauvage devant la Cour d’appel de Paris

Une demande refusée par la cour le 12 août dernier qui reproche alors à Jacqueline Sauvage « de ne pas assez s’interroger sur son acte » et qui ne voulait pas la placer dans une position « victimaire ».

Après avoir refusé dans un premier temps, Jacqueline Sauvage a finalement décidé de faire appel en avançant un nouveau projet de réinsertion. L’audience qui jugera de cet appel se tiendra à huis clos, la cour aura alors un mois pour rendre son verdict.

Crédits photos : © AFP ALAIN JOCARD

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