Islande : le Parti pirate aux portes du pouvoir

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Birgitta Jonsdottir, du Parti pirate islandais.

Formé seulement en depuis 2012, le Parti pirate islandais a annoncé la conclusion d'un accord historique avec l'opposition juste avant les législatives.

Comparé aux autres Partis pirates européens, celui né en Islande en 2012 est le plus jeune. Pourtant, il pourrait bien entrer au gouvernement du pays de 330.000 habitants.

Jeudi, il a annoncé un accord avec l'opposition afin de former un gouvernement à l'issue des législatives de samedi. L'élection anticipée est la conséquence de l'éviction du Premier ministre Sigmundur David Gunnlaugsson, éclaboussé par les révélations de l'affaire Panama Papers.

Les "Piratar" dans une large coalition

Un an après sa formation, calquée sur le modèle de son grand frère suédois, le Parti pirate islandais était entré au Parlement avec 3 sièges. Dans l'optique des législatives anticipées de samedi, elle a donc conclu un accord avec les formations Mouvement Gauche-Verts, sociaux-démocrates et Avenir radieux (centre).

Dans un communiqué commun, ils expliquent : "Nous pensons que la coopération entre ces partis offrirait un choix clair contre les partis de gouvernement actuels et pourrait créer une occasion nouvelle pour la société islandaise".

Les grands axes du Parti pirate

Birgitta Jónsdóttir, 49 ans, est la fondatrice du parti issu du mouvement libertaire. Artiste aux multiples talents, elle prône la démocratie directe. Transparence de la vie publique, libertés totales d'expression et d'information, promotion des droits civils, adoption d'une nouvelle constitution "plus démocratique" que l'actuelle, tels sont les credos d'un parti qui compte environ 1.500 adhérents (soit 0,45% des citoyens islandais, ce qui est somme toute conséquent).

La Voix du Nord rappelle que récemment, Birgitta Jónsdóttir avait évoqué sa préférence pour la présidence du Parlement en cas de succès électoral, plutôt que par la place de Premier ministre : "Je n’aime pas le pouvoir qui en découle. Je préférerais m’emparer de ce pouvoir […] pour le rendre au parlement (...) J’ai passé sept ans et demi à analyser le système, je me suis plaint de ce qui n’allait pas, et si j’ai une opportunité de réformer, j’aimerais beaucoup le faire au Parlement".

Crédits photos : Capture d'écran Youtube / Arte

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