Iran : les voitures seront confisquées si une femme est mal voilée

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International Deux femmes iraniennes des quartiers riches de Téhéran laissant largement dépasser leurs cheveux - Capture d'écran de la page Facebook de Official Rich Kids Of Tehran
Deux femmes iraniennes des quartiers riches de Téhéran laissant largement dépasser leurs cheveux - Capture d'écran de la page Facebook de Official Rich Kids Of Tehran

Face à une tendance au relâchement, la police iranienne a annoncé qu'elle confisquerait les voitures dans lesquelles se trouve une femme mal voilée.

Depuis la révolution iranienne de 1979, les femmes, étrangères ou pas, doivent porter le voile en Iran. La police a observé un certain relâchement dans cette obligation ces dernières années et a mis les choses au clair, notamment en ce qui concerne les déplacements en voiture.

Obligation d'être bien voilée en voiture

Qu'elles soient conductrices ou passagères, les femmes en Iran doivent être bien voilées en voiture. En cas de non-respect de cette loi, la police pourra confisquer le véhicule. Le général Teymour Hosseini, chef de la police de Téhéran a ainsi déclaré : "si une personne dans une voiture est mal voilée ou a enlevé son voile, le véhicule sera saisi conformément à la loi" avant d'ajouter qu'"il n'y a pas d'amende prévue" mais que "le dossier sera envoyé devant la justice et, après un ordre judiciaire, la voiture sera remise". Le chef de la police ne précise cependant pas au bout de combien de temps le véhicule sera restitué. Cette déclaration n'est pas une première et depuis quelques années, la police mène des campagnes sur le respect du port du voile.

Une forme de contestation du pouvoir en place

Même si le président Hassan Rohani promeut une plus grande ouverture politique et sociale, l'Iran reste particulièrement ferme sur la question des femmes et des libertés. Dans les quartiers riches, depuis quelques années, les femmes osent de plus en plus affronter ces règles. Il est ainsi assez banal de voir des femmes laisser leur chevelure dépasser, porter du maquillage, des vestes courtes ou des vêtements moulants, voire de laisser tomber leur voile sur leurs épaules. L'ayatollah Sadegh Larijani, chef du pouvoir judiciaire, s'interroge sur quel degré de tolérance a permis à la situation d'en arriver là. N'hésitant pas à déclarer que "malheureusement, certaines avenues de la capitale ressemblent plutôt à des salons de mode".

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