Iran : condamnation pénale d'un correspondant du Washington Post

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International Photo d'illustration. La balance de la justice.
Photo d'illustration. La balance de la justice.

Jason Rezaian, correspondant du Washington Post en Iran, vient d'être condamné à une peine de prison pour "espionnage" et "collaboration avec des gouvernements hostiles". Les détails de cette décision de justice restent encore à être annoncés.

En juillet 2014, Jason Rezaian, correspondant du Washington Post, était arrêté en Iran pour "espionnage" et "collaboration avec des gouvernements hostiles". L'homme, qui occupait cette fonction au sein du journal américain depuis 2012, aura été appréhendé par les autorités alors qu'il se trouvait à son domicile situé au sein de la capitale iranienne.

Et nos confrères de L'Express de nous rapporter une décision de justice récemment prononcée par le tribunal révolutionnaire de Téhéran. Il s'agit là d'une cour spéciale traitant les affaires politiques et les dossiers liés à la sécurité nationale. Entre mai et juillet 2015, Jason Rezaian avait fait l'objet de quatre comparutions à huis clos.

Peine de prison pour un correspondant du Washington Post en Iran accusé d'espionnage

Quelques mois plus tard, le 11 octobre dernier, Gholamhossein Mohseni Ejeie, porte-parole de l'Autorité judiciaire d'Iran, avait alors fait savoir que le cas du correspondant américain de 39 ans venait d'être traité par la justice. Et dimanche, ce même porte-parole a confirmé qu'une peine de prison a été prononcée à l'encontre de Jason Rezaian, sans toutefois être apparu en mesure de détailler le verdict rendu.

Aucune preuve de culpabilité n'aurait été apportée

On sait toutefois que le journaliste irano-américain risque un emprisonnement de 20 ans maximum pour les faits lui étant reprochés. Par voie de communiqué, le chef du service étranger du Washington Post Douglas Jehl a indiqué "être au courant des informations des médias iraniens, mais sans en avoir plus pour le moment". En ajoutant que "chaque jour que Jason passe en prison est une injustice" puisque, selon lui, "il n'a rien fait de mal". M. Jehl a souligné qu'après "488 jours de prison, l'Iran n'a apporté aucune preuve" de la culpabilité de son journaliste. La fin de son intervention appelle d'ailleurs à une remise en liberté sans délai de Jason Rezaian : "Son procès et sa condamnation sont un simulacre et il devrait être libéré immédiatement".

Crédits photos : Shutterstock.com

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