Insomnie : mettre de l'ordre dans ses émotions pour la combattre

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Santé Insomnie (photo d'illustration)
Insomnie (photo d'illustration)

Une étude suédoise affirme que les individus gérant mal leurs émotions ont plus de risques de développer une insomnie chronique.

Compter les moutons ? Inutile. Se lever, boire un verre d'eau lire un bon livre ? Rien n'y fait. Le diagnostic est tout trouvé, vous êtes bel et bien dans une phase d'insomnie. Mardi, le British Journal of Health Psychology publiait le fruit d'une étude suédoise.

Selon les chercheurs qui l'ont menée, ce phénomène peut être engendré par une mauvaise régulation des émotions du sujet.

2.333 Suédois répondent à un questionnaire

Pour mener à bien leur étude, les chercheurs de l'Université d'Örebro ont soumis plus de 2.300 Suédois à un questionnaire portant sur la gestion des émotions, et les troubles du sommeil. A l'issue de cette enquête, aucun lien n'a pu être formellement établi entre une mauvaise gestion des émotions, et l'insomnie.

Mais les Suédois volontaires ont, 6 mois après pour un groupe, et 18 mois après pour l'autre, répondu à un nouveau questionnaire de suivi. Et là, il s'est avéré que ceux qui avaient du mal à gérer leurs émotions souffraient alors d'insomnie chronique ou ponctuelle.

Les liens qui unissent ces phénomènes ont ensuite été disséqués par les scientifiques et Markus Jansson-Fröhmark livre son analyse quant aux résultats à Relaxnews : "Ces résultats sont importants parce que, même si l'étendue des effets est limitée, ils suggèrent que le fait d'enseigner des stratégies de régulation des émotions pourrait peut-être aider à prévenir les cas d'insomnie et faire reculer le risque d'insomnie chronique".

De nombreux effets sur l'organisme

Quant aux effets d'une insomnie, ils sont nombreux. En l'espèce, c'est une autre étude qui entre en jeu, montrant la corrélation entre le trouble du sommeil et un mauvais état des artères du coeur. Si la présence plus importante de calcium (preuve d'une rigidité artérielle) a pu être être observée à la fois chez les individus dormant moins de 7 heures et chez ceux capitalisant plus de 9 heures de sommeil, l'insomnie est aussi la cause de ce risque accru de développer de mauvaises artères coronaires.

Crédits photos : Photographee.eu/Shutterstock.com

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