Inquiétante vague de violence scolaire en banlieue parisienne

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France La ministre français de l'Education Najat Vallaud-Belkacem à l'Assemblée nationale, à Paris, le 12 octobre 2016
La ministre français de l'Education Najat Vallaud-Belkacem à l'Assemblée nationale, à Paris, le 12 octobre 2016

Une vague de violence inédite et particulièrement grave à l’encontre de certains enseignants et lycées de Seine-Saint-Denis et du Val-d’Oise inquiète le gouvernement, qui se montre très ferme.

La violence dans certains lycées de banlieue parisienne a, ces derniers temps, pris des proportions vraiment inquiétantes. Des agressions particulièrement violentes ont été commises à l’encontre de proviseurs et de professeurs qui avaient sermonné un élève. Des cocktails Molotov ont aussi été lancés contre un lycée. La ministre et l’éducation nationale et le Premier ministre sont montés au créneau pour dénoncer ces actes et promettre des poursuites.

Des agressions extrêmement violentes

Les violences scolaires ne sont pas uniquement l’apanage de la banlieue parisienne. Vendredi à Calais, un lycéen a fracturé la mâchoire et plusieurs dents d’un de ses professeurs. Près de Toulouse, un élève a aussi violemment frappé un enseignant. Cependant lundi, la violence scolaire a pris une toute autre dimension avec l’attaque d’un groupe composé de 80 jeunes cagoulés contre un lycée de Tremblay-en-France dans la Seine-Saint-Denis.

Jeudi dernier, toujours en Seine-Saint-Denis, le proviseur du lycée a été frappé et son bras fracturé, son adjointe a elle-aussi été blessée par un élève qui n’a pas accepté une remarque sur son retard. Dans le département du Val-d’Oise, un enseignant a été roué de coups par deux jeunes en pleine rue alors qu’il ramenait ses élèves d’un cours de sport, parce qu’il avait réprimandé un élève.

Syndicats et ministres montent au créneau

Le Syndicat National des Personnels de Direction de l'Education Nationale (SNPDEN), par la voix de Philippe Tournier, son secrétaire général, a « condamné avec la plus grande fermeté » les violences faites à l’encontre des proviseurs et enseignants tout en pointant du doigt le fait que « les établissements les plus exposés dans les zones les plus sensibles ne disposent d'aucun personnel de sécurité ». Fidl, le syndicat des lycéens a, pour sa part, demandé « des états généraux de la lutte contre la violence à l'école, organisés par les lycéens qui sont les principaux concernés ».

Najat Vallaud-Belkacem, la ministre de l’éducation nationale, a incité les personnels touchés par la violence de systématiquement déposer plainte et a dénoncé la « montée des violences à l'égard des fonctionnaires » qui touche « aussi bien les policiers que les enseignants et les proviseurs ». Reconnaissant que se pose la « question de sécurisation des abords des établissements » la ministre a assuré : « C'est la raison pour laquelle, dans les tout prochains jours, j'ai voulu que se tienne une réunion entre les autorités académiques de la Seine-Saint-Denis et la préfecture pour que nous discutions des sujets d'ordre public ».

Manuel Valls, le Premier ministre, a de son côté assuré dans un tweet : « Seine-Saint-Denis et Val-d'Oise : l'État poursuivra sans relâche ceux qui s'en prennent à nos professeurs, nos écoles, nos forces de l'ordre ».

Crédits photos : © AFP/Archives JACQUES DEMARTHON

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