"Imam Google" : Xavier Bertrand accuse le géant de contribuer à la radicalisation du net

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Politique
Xavier Bertrand

Invité vendredi matin d'Europe1, le député Xavier Bertrand a reproché à Google de jouer un rôle certain dans la radicalisation des esprits sur la toile.

Vendredi matin, le député Les Républicains de l'Aisne Xavier Bertrand était l'invité d'Europe1. Au micro de la radio, il s'en est pris aux géants de la toile, et plus particulièrement à Google à qui il reproche de jouer un rôle significatif dans la radicalisation d'un certaine frange de jeunes.

"Un certain nombre de jeunes avant même d'aller dans les mosquées, c'est sur Internet qu'ils trouvent le moyen de se radicaliser." En ayant parlé de l'"imam Google" pour qualifier le rôle prêté à la firme californienne. Nos confrères du Figaro rappellent que l'expression "imam Google" avaient déjà été utilisée en début d'année par Abdelkader Laïd Bendidi, président du Conseil régional du culte musulman en Rhône-Alpes qui avait alors déclaré : "c'est l'imam Google qui recrute, c'est internet qui fait office de prédicateur".

Xavier Bertrand : les jeunes se radicalisent sur Internet "avant même d'aller dans les mosquées"

Pour contrer cette situation, Xavier Bertrand demande à ce que se mobilisent ces multinationales "archimilliardaires, qui ne paient pas d'impôts", et pas forcément dans le cadre d'un investissement conséquent : "Qu'ils consacrent déjà 1% de leurs formidables bénéfices à se mobiliser".

Le député Les Républicains s'ne prend à Google, Facebook et Twitter

Et l'actuel maire de Saint-Quentin de cibler également les Anonymous, sans les nommer : "Vous voyez qu'il y a des groupes d'internautes, qui pourtant sont attachés à la liberté, et qui décident d'eux-mêmes de bloquer des comptes Twitter - parce qu'il n'y a pas que Google, il y a aussi Facebook et aussi Twitter qui doivent se sentir concernés..." Pour la précision, ces comptes Twitter récemment désactivés, au nombre de plus ou moins 5.500, étaient supposément liés à Daesh. En mars dernier, 9.200 comptes ouverts sur le réseau et prétendument rattachés à l'organisation terroriste s'étaient vus rapporter à Twitter. Xavier Bertrand a enfin appelé à une modernisation de l'autorité publique HADOPI dans le but d'un combat plus efficace contre le terrorisme sévissant sur le net :  "Que le gouvernement, qui en a la possibilité, demande dès maintenant à HADOPI d'arrêter [ses] fonctions traditionnelles et que l'on mette tous [ses] moyens - parce qu'il y a de vrais professionnels au sein d'HADOPI - pour traquer les sites et pour mettre hors d'état de nuire tous ceux qui se servent aujourd'hui de Google et des réseaux sociaux pour véhiculer le terrorisme."

Crédits photos : Marie-Laurence HAROT / FTV/phototélé

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