Un imam de Montpellier conteste son assignation à résidence

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France Capture Google Maps de la mosquée Averroès de Montpellier
Capture Google Maps de la mosquée Averroès de Montpellier

Vendredi, le tribunal administratif de Montpellier a rejeté la demande d'un imam qui contestait son assignation à résidence.

Le 23 novembre l'imam Mohamed Khattabi, soupçonné de tenir un discours radical, a été assigné à résidence suite à une perquisition menée à la mosquée Aïcha ainsi qu'à son domicile. Vendredi 4 décembre l'imam conteste cette décision mais dans la soirée, le TA de Montpellier rejette sa requête.

La requête de l'imam assigné à résidence a été rejetée

Vendredi, l'imam Mohamed Khattabi avait contesté son assignation à résidence, mais le juge des référés l'a rejeté "en relevant que la condition d’urgence particulière n’est pas satisfaite", explique le tribunal administratif de Montpellier sur son site. Selon le juge des référés, "les attestations médicales produites" ne confirment pas non plus que les pointages qui doivent s’effectuer 3 fois par jour et à 3,5 km du domicile de l'imam ont "pour effet de compromettre gravement son état de santé et de mettre en cause son pronostic vital", comme l’avait plaidé son avocat.

Me Arié Alimi, l'avocat de l'imam, avait également soulevé une question prioritaire de constitutionnalité en demandant que "la loi, votée en urgence, soit étudiée en Conseil d’État puis portée en Conseil constitutionnel". Cette question ne sera pas étudiée par le juge administratif qui estime qu'il n'y a pas "d'urgence particulière" à statuer.

L'imam, ancien recteur de la mosquée Averroès

Mohamed Khattabi est l'actuel imam de la mosquée Aïcha de Montpellier, mais il a également été recteur de la mosquée Averroès située dans un quartier populaire de Montpellier. L'association gérant cette mosquée l'avait évincé car elle lui reprochait son "double discours" alternant propos progressistes et propos inspirés du salafisme. C'est alors que l'imam a créé la mosquée Aïcha en 2014 en plein cœur du quartier des Sabines.

L'imam a de nouveau été soupçonné de tenir des propos salafistes et après des perquisitions menées à son domicile et dans la mosquée, il a été assigné à résidence le 23 novembre dernier.

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