Île-de-France : les feux de cheminée de nouveau au vert

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Société Feu de cheminée
Feu de cheminée

Interdits depuis environ un an au motif d'une utilisation trop polluante, les feux de cheminée viennent d'être de nouveau autorisés en Île-de-France.

Les habitants de 435 communes d'Île-de-France viennent d'être à nouveau autorisés par la préfecture de Paris à avoir recours aux feux de cheminée au sein de leur domicile. Rappel des faits : alors que la maire de Paris Anne Hidalgo entendait interdire les feux de cheminée dès le 1er janvier 2015 dans le cadre d'un plan environnemental de lutte contre les particules fines, la ministre de l'Écologie Ségolène Royal s'était opposée à l'arrêté préfectoral de l'élue parisienne.

Suite à l'annulation de cet arrêté le 21 janvier dernier, l'association écologiste Écologie sans frontière (ESF) avait porté plainte, avant que le tribunal administratif de Paris ne décide de lever cette annulation au mois de juillet. Concrètement, il était alors de nouveau défendu pour les Franciliens d'allumer des feux de cheminée chez eux.

Feux de cheminée : de nouveau autorisés en Île-de-France après une interdiction en janvier

Rappelons de même que cette interdiction découlait des résultats d'une étude de l'Airparif (association de surveillance de la qualité de l'air), qui indiquaient ainsi que 23% de la pollution aux particules fines était émise par l'âtre des cheminées. Soit une proportion semblable à ce que dégagent les voitures et autres véhicules à essence. La ministre avait pourtant fini par reconnaître "des chiffres complètement faux" de même qu'une mesure "un peu ridicule". En appelant dans le même temps un retour en arrière de la préfecture de manière à ne pas mener d'"écologie punitive".

Deux arrêtés pour rétablir le feu de bois dans 435 communes

Cette récente levée d'interdiction, intervenue le 15 décembre au travers de deux arrêtés, semble toutefois apparaître symbolique, étant donné qu'un certain nombre de Franciliens outrepassaient cette suspension. Certains d'entre eux estimaient même agir en conséquence d'une fin d'interdiction supposément établie plut tôt. Quant à l'éventualité d'une nouvelle contre-décision, il est probablement encore trop tôt pour se prononcer sur le sujet.

Crédits photos : Plume / morgueFile

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