Hong Kong : Prison à perpétuité pour le trader britannique double meurtrier

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International Le fourgon transportant le banquier britannique Rurik Jutting accusé de double meurtre, à son arrivée le 24 octobre 2016 au tribunal à Hong Kong
Le fourgon transportant le banquier britannique Rurik Jutting accusé de double meurtre, à son arrivée le 24 octobre 2016 au tribunal à Hong Kong

Le trader britannique Rurik Jutting a été condamné mardi à Hong Kong à la réclusion criminelle à perpétuité pour les meurtres atroces de deux jeunes Indonésiennes en 2014.

L’affaire avait fait la Une des médias internationaux. Rurik Jutting, banquier britannique qui travaillait pour la Bank of America Merrill Lynch, était accusé du double meurtre de jeunes filles indonésiennes tuées dans des circonstances atroces.

Aujourd’hui, la justice hongkongaise a rendu son verdict et a condamné l’ancien trader à la prison à perpétuité.

Le meurtrier avait filmé ses actes

L’affaire remonte à novembre 2014. Les corps de Sumarti Ningsih, 23 ans, et Seneng Mujiasih, 26 ans, avaient été retrouvées dans l’appartement de luxe du banquier britannique. La première avait été torturée pendant trois jours à l’aide de sextoys avant d’être tuée à coups de couteau. Son corps avait été caché dans une valise. La deuxième victime a de son côté eu la gorge tranchée. Toutes deux étaient montées dans la chambre de Rurik Jutting pour des relations sexuelles tarifées.

Pendant le procès qui a duré 10 jours, des images de torture filmées par le meurtrier ont été diffusées aux jurés. L’homme y avoue également ses meurtres et déclare avoir pris énormément de cocaïne.

Prison à perpétuité

Pour sa défense, Rurik Jutting avait reconnu les meurtres, mais avait plaidé non-coupable avançant sa « responsabilité diminuée » à cause de la cocaïne et de l’alcool. Une défense qui n’a pas convaincu le tribunal qui a décidé de le condamner à perpétuité, la peine en vigueur en cas de meurtre à Hong Kong.

Selon l’AFP, l’avocat de l’accusé a lu une lettre écrite par son client dans laquelle il indiquait « Mes agissements précédant leur mort étaient atroces même au regard des normes des procès d’assises. » en se disant « hanté » par ses actes. « Je suis désolé, je suis désolé au-delà des mots. » concluait cette lettre.

Crédits photos : © AFP Anthony WALLACE

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