Homophobie sur Twitter : Jean-Luc Romero porte plainte

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Société Jean-Luc Romero
Jean-Luc Romero

Le conseiller régional d'Île-de-France (PS apparentés) Jean-Luc Romero vient de porter plainte pour des menaces proférées à son encontre sur le réseau social Twitter.

Il y a quelques jours de cela, on apprenait que Vincent Boileau-Autin, premier marié gay de France et militant LGBT, avait décidé de porter une nouvelle fois plainte samedi pour une énième menace émise à son encontre sur le réseau social Twitter.

Et lundi, le conseiller régional Île-de-France (PS apparentés) et militant des droits homosexuels Jean-Luc Romero lui a emboîté le pas pour des raisons semblables. Auprès de nos confrères de L'Express, il a expliqué sa démarche : "Depuis le mariage pour tous, les insultes ne se sont jamais arrêtées. Mais depuis juillet, c'est vraiment violent. Si je dépose plainte, c'est parce que le type donne des informations sur où j'habite. Cela relève de l'obsession."

Jean-Luc Romero : seconde plainte déposée pour des menaces et insultes homophobes

Le conseiller régional Île-de-France s'attaque aujourd'hui à trois comptes Twitter accusés d'avoir diffusé des menaces de mort et des insultes homophobes envers lui durant le mois d'août. Il s'agit là de la seconde plainte déposée par Jean-Luc Romero après une première enregistrée en 2013. De son côté, Vincent Boileau-Autin en est à son huitième dépôt de plainte.

Twitter : une riposte utile ?

Et même si un dépôt de plainte quant à un comportement supposément condamnable sur Twitter peut aboutir à ce que les personnes derrière ces comptes soient jugées, signalons qu'à ce jour, seuls trois individus ont été condamnés pour ce genre de faits. On nous rappelle que Twitter n'est apparemment pas en mesure de contrôler les propos homophobes proférés sur sa plate-forme, et ne peut ainsi procéder à leur suppression qu'après que ces contenus aient été signalés. Ajoutons qu'un dépôt de plainte permet aux autorités de demander à Twitter des informations sur un compte suspect. Ce qui a notamment permis de remonter la trace de l'internaute s'en étant pris sur la toile à Jean-Luc Romero. Cet accusé comparaîtra le 1er octobre prochain devant le tribunal correctionnel de Paris.

Crédits photos : capture d'écran YouTube

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