Pour Hollande, la France va mieux et la loi du travail ne sera pas retirée

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France François Hollande sur le plateau de "Dialogues citoyens"
François Hollande sur le plateau de "Dialogues citoyens"

Invité hier soir sur le plateau de "Dialogues citoyens", François Hollande a assuré que la France "va mieux", qu'il annoncera sa candidature ou non à la fin de l'année et qu'il ne retirerait pas la loi du travail.

Dans une tentative de  reconquête de l'opinion alors que les sondages sont catastrophiques, le chef de l'Etat a pendant 90 minutes participé à une opération de communication. Bien qu'aucune annonce n'ait été faite, François Hollande s'est plié au jeu faisant régulièrement un auto satisfecit et des réponses souvent vagues à des questions précises.

La loi sur le travail ne sera pas retirée

En introduction, le chef de l'Etat n'a pas hésité à lancer au sujet du pays : "Oui, ça va mieux" et pour illustrer son affirmation il précise qu'il y a désormais : "plus de croissance, moins de déficits, moins d'impôts et plus de compétitivité".

Le président de la République était attendu au tournant concernant la controversée loi du travail proposée par sa ministre El Khomri. Alors que les manifestations continuent pour exiger le retrait du projet de loi et que le mouvement "Nuit debout" a essaimé à travers toute la France, François Hollande s'est borné à indiquer que la future loi "a été discutée, concertée et elle arrive au Parlement. Moi j'entends, j'essaie de trouver le bon équilibre. Discuter, concerter, je ne vais pas céder à la rue. La loi ne sera pas retirée mais qu'il y ait des corrections, qu'il y ait des discussions avec les organisations syndicales en tout cas celles qui maintenant comprennent le sens et même appuient cette réforme, oui".

François Hollande recadre ses ministres

Un peu plus tôt, Emmanuel Macron avait déclaré que le gouvernement avait pris la décision "d'arrêter une partie des réformes". Le chef de l'Etat a rapidement recadré son ministre de l'économie en indiquant : "Je poursuivrai jusqu'au bout" les réformes. Au sujet de la création du parti politique d'Emmanuel Macron il a fermement rappelé : "Qu'il veuille s'adresser aux Français, je ne vais pas l'en empêcher" cependant "il doit être dans l'équipe, sous mon autorité".

Le président de la République a aussi recadré l'autorité de son Premier ministre Emmanuel Valls qui aimerait interdire le port du voile à l'Université : "Non, il n'y aura pas d'interdiction dans les universités", a-t-il tranché, arguant qu'elles étaient "un lieu de liberté".

Alors qu'un sondage paru hier révélait que 87% des français jugent négativement son bilan, le chef de l'Etat a précisé qu'il donnerait sa décision à la fin de l'année quant à une candidature à sa réélection, laissant le taux de chômage seul juge de son bilan.

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