Hollande en Algérie : plus qu'une visite de travail

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Actualité Le président français François Hollande aux côtés du président du Sénat algérien Abdelkader Bensalah, lors de la pose d'une gerbe au sanctuaire du martyr sur les hauts d'Alger, le 15 juin 2015
Le président français François Hollande aux côtés du président du Sénat algérien Abdelkader Bensalah, lors de la pose d'une gerbe au sanctuaire du martyr sur les hauts d'Alger, le 15 juin 2015

François Hollande était à Alger ce lundi après-midi, pour la deuxième fois en trois ans.

S'il s'agit bel et bien d'une réunion de travail, la visite éclair de François Hollande en Algérie devait également lui permettre de réaffirmer, une fois de plus, le lien qui unit les deux pays.

Hollande, qui rappelons-le est à l'origine de l'amélioration des relations franco-algériennes, grâce à une visite historique à Alger en décembre 2012, compte aujourd'hui sur l'Algérie en tant qu'allié de taille dans la lutte contre les groupes islamistes au Sahel.

Hollande, à l'origine du resserrement des liens entre Paris et Alger

Alors que le lien entre la France et l'Algérie était on ne peut plus mauvais à l'époque de Nicolas Sarkozy, les déclarations du président français lors de sa précédentes visite -devoir de mémoire face aux souffrances engendrées par la colonisation- étaient parvenues à détendre le climat en vue d'un partenariat économique et sécuritaire.

La nouvelle relation qui unit aujourd'hui Paris et son ancienne colonie dans le domaine de la défense a ainsi atteint des niveaux d'intimité jamais vus depuis l'indépendance.

La population plus tiède en Algérie

Mais, tandis que le gouvernement algérien se félicite de cette visite -le Président Bouteflika en est à l'origine- et de "trois ans de formidable coopération", la population semble en revanche accueillir les choses de manière assez tiède, la jeunesse en tête de file.

Ces derniers accusent en effet la France d'aider au maintien à la tête de l'Etat de Bouteflika, âgé de 78 ans et très affaibli physiquement depuis son AVC en 2013. L'homme, condamné au fauteuil roulant, et qui ne sort pour ainsi dire plus de sa résidence médicalisée, n'est à priori plus en mesure de gouverner, laissant ses proches diriger le pays en sous-main.

Accusée de conforter un régime usé et autoritaire, "l'intimité" des liens qui unit à présent l'ex-puissance coloniale est ainsi loin de faire l'unanimité. D'autant que les collaborations dans la lutte contre le terrorisme, ainsi que les partenariats économiques se heurtent encore à de nombreuses barrières.

 

Crédits photos : © AFP FAROUK BATICHE

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