Hillary Clinton essaie de faire diversion avec l’arme nucléaire

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La candidate démocrate à la présidentielle américaine Hillary Clinton à Kent, dans l'Ohio, le 31 octobre 2016

Empêtrée dans les affaires, la candidate à la Maison Blanche a tenté, hier, de lancer une contre-attaque sous forme de diversion en utilisant l’arme nucléaire.

Hillary Clinton et ses équipes de conseillers sont aux abois depuis la relance de l’enquête sur l’utilisation d’une messagerie privée par la candidate alors secrétaire d’Etat et les publications d’e-mails piratés par le site WikiLeaks. Afin de faire diversion, l’ancienne première dame s’est lancée dans une curieuse contre-offensive en évoquant le risque que représenterait son rival s’il était élu et donc lanceur potentiel d’ordre pour une attaque nucléaire.

La curieuse diversion d’Hillary Clinton

Afin de recentrer les débats sur d’autres questions que la relance de l’enquête contre sa personne et les scandales publiés par le site WikiLeaks, la candidate démocrate a eu la curieuse idée de déclarer que Donald Trump président représenterait un danger car il serait à la tête de l’arsenal nucléaire du pays. Sous-entendant que son rival pourrait être suffisamment inconscient pour déclencher une guerre nucléaire, l’ancienne première dame s’essaie à tous les arguments pour salir l’image de son concurrent pour la Maison Blanche.

Dans un meeting, hier soir dans l’Ohio, Hillary Clinton a brandit la menace nucléaire comme argument pour dénoncer Donald Trump : « On l’a vu dans cette campagne, quand il s’agit de gérer une crise, Donald Trump perd son sang-froid à la moindre provocation». La candidate a poursuivi : «Quand le président ordonne, c’est fini. Les officiers n’ont aucun autre choix que de tirer. Et ça ne prend que quatre minutes ». L’ancienne secrétaire d’Etat a ensuite ajouté : « La perspective d’une guerre nucléaire ne semble pas déranger Donald Trump » avant de conclure : « Est-il au courant qu’une seule tête nucléaire peut tuer des millions de gens ? Donald Trump ne doit pas avoir le pouvoir d’appuyer sur le bouton ».

Hillary Clinton aux abois

Hillary Clinton n’hésite plus, en désespoir de cause, à brandir un scénario catastrophe assez abracadabrantesque afin de faire diversion sur les différents scandales qui ponctuent la fin de sa campagne électorale.

Il est vrai que la candidate, qui était largement donnée favorite dans les sondages d’opinion, a brusquement connu un violent décrochage après que le directeur du FBI ait annoncé que l’enquête la concernant était relancée suite à la découverte d’éléments nouveaux. Les publications régulières d’e-mails piratés par le site WikiLeaks ajoutent, par ailleurs, chaque fois un peu plus de scandale autour de la prétendante à la Maison Blanche.

Le site de Julian Assange a, en effet, publié des documents montrant les relations très intéressées entre Hillary Clinton et de grosses banques de Wall Street mais aussi des arrangements avec des journalistes et plus récemment des informations semblant prouver que les débats télévisés de la campagne étaient biaisés, la candidate connaissant, à l’avance, une partie des questions.

Ces affaires ont encore plus terni l’image de la politicienne corrompue et manipulée par des multinationales ou achetée par des pays étrangers que se font désormais des millions d'américains. Les récents sondages ont montré que ces affaires avaient complètement relancé la campagne présidentielle et la probabilité de voir une victoire de Trump n’était plus aussi faible qu’il y a quelques semaines.ait

Crédits photos : © AFP Jewel SAMAD

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