Hérault : il menace de se suicider si son lion lui est retiré

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Faits Divers Un lion (image d'illustration)
Un lion (image d'illustration)

Samedi, un habitant de l'Hérault a menacé de mettre fin à ses jours si les autorités lui retiraient son lion, détenu illégalement par ce maçon de 36 ans selon la préfecture.

Cela faisait sept mois que cet habitant de la commune de Poussan, dans l'Hérault, détenait ce lion, actuellement âgé de 14 mois selon son propriétaire. Une possession ayant toutefois été jugée illégale aux yeux de la préfecture, laquelle a ainsi chargé des gendarmes de la brigade de Mèze d'aller retirer le lion à ce maçon de 36 ans.

Les forces de l'ordre, qui se sont rendues samedi au domicile du trentenaire, étaient armées et munies de gilets pare-balles pour parer à toute éventuelle attaque de l'animal, voire de son maître. Répondant au nom de Ciam, ce lion mâle était enfermé dans une cage provisoire, et son propriétaire de n'être pas apparu décidé à le laisser partir.

Retrait d'un lion à un maçon de l'Hérault : quatre heures pour convaincre

Nos confrères du Midi Libre rapportent en effet que l'homme a menacé de se suicider si jamais on lui retirait son lion. Le commandant de compagnie a tenté quatre heures durant (de 14h00 à 18h00) de le faire abonder dans son sens, sans succès. L'épouse du maçon, leurs très jeunes enfants et plusieurs voisins ont assisté à la scène.

Un sursis accordé au propriétaire

Il sera finalement décidé, peu après 18h00, d'un départ des autorités sans le lion, et ce dans la crainte que son maître ne mette sa menace à exécution. L'animal ne devrait ainsi pas bouger de sa cage avant au moins lundi, où l'on suppose que la préfecture de l'Hérault prendra une nouvelle décision à ce sujet. Le propriétaire de Ciam assure pourtant que ce dernier est bien traité : "Actuellement, ma femme est en train de passer une capacité pour détenir Ciam. On paie 2.800 euros de cours pour ça. Ma femme, c’est sa passion, elle aime les fauves. En France, on ne peut pas s’exprimer. On ne nous laisse pas le temps de faire les choses. Je ne veux pas qu’on m’enlève Ciam. J’y tiens. Quand j’ai récupéré Ciam, il était maigre, on voyait les côtes. Aujourd’hui, il va bien. […] Il mange, il est heureux." Quant à la mise en place d'une cage répondant aux normes établies, l'homme affirme qu'il l'envisage mais qu'on ne lui "laisse pas le temps".

Crédits photos : Morguefile

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