Hépatite C : des génériques réclamés au gouvernement

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Santé Illustration d'un foie attaqué par l'hépatite C.
Illustration d'un foie attaqué par l'hépatite C.

Afin de permettre un accès plus large au traitement de l'hépatite C, des associations demandent aujourd'hui au gouvernement d'autoriser la fabrication de médicaments génériques.

Alors que se tiendra, dans maintenant un peu moins d'une semaine, la Journée nationale de lutte contre les hépatites, des associations prennent les devants et font la demande au gouvernement d'autoriser la fabrication de médicaments génériques, et ce afin d'étendre l'accès au traitement de l'hépatite C.

Pourquoi tous les malades de ce virus ne peuvent-ils se soigner ? Principalement en raison du coût élevé des médicaments. Le site de L'Usine Nouvelle rappelle qu'il y a environ deux ans de cela, le laboratoire pharmaceutique américain Gilead avait lancé sur le marche le Sovaldi, un médicament réduisant à néant l'hépatite C dans 95% des cas.

Génériques : des associations pour un large traitement de l'hépatite C

Un traitement innovant mais qui ne s'offrait pas à toutes les bourses. Le ministère de la Santé sera toutefois parvenu à en définir un prix s'affichant comme le plus bas observé en Europe. Le contrepoids de cette apparente bonne nouvelle, c'est que le Sovaldi (ou son alternative Viekirax du laboratoire AbbVie) n'était réservé qu'aux cas les plus graves (les personnes victimes de fibrose du foie avancée).

Une restriction qui s'expliquait, nous dit-on, par une volonté de ne pas alourdir les comptes de la Sécurité sociale. Une justification que des associations de patients n'entendent toutefois pas de cette oreille : "Cette restriction d’accès aux soins bafoue notre constitution et nos principes d’accès à la santé […] et vient en totale contradiction avec les efforts déployés par ailleurs pour lutter contre l'épidémie de l'hépatite C".

Le gouvernement appelé à autoriser "la licence d'office"

Ces associations en appellent au gouvernement pour autoriser, pour la première fois en France, la méthode dite de "la licence d'office". Cette dernière, lorsque délivrée, permet en effet la fabrication de génériques peu chers associés aux traitements contre l'hépatite C. Si le gouvernement n'apporte pas une réponse à cette requête d'ici le 25 mai prochain, ces associations n'excluent pas de porter le dossier devant la justice.

Crédits photos : Shutterstock.com

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